samedi 1 novembre 2014

Du front commun tout le tour de la tête

C'est vendredi, l'Halloween... une maman a la permission de quitter le travail plus tôt pour s'occupper de son enfant qui fait de la fievre, en "congé de garderie". 14h30, elle prend l'autobus du RTC... Il est rempli de "fronts communs" et de "on a rien volé" qui demandent 4,5% d'augmentations et de "rattrapages" les trois prochaines années.

Rattrapage... il y a toujours quelque chose à rattrapper sur les salaires pour un syndicat de fonction publique... mais pas de rattrappage sur la liste d'attente, pas sur le nombre de bains donnés par semaine aux vieux dans les CHSLD. La convention a "conventionné" tout ça.

Dans cet autobus... tout ce beau monde n'a "rien volé"... mais il est 14h30, et eux, ont fini leur semaine, à leur heure "normale" de l'est.

Il y avait le 9 à 5... voici maintenant le 9 à 2 du vendredi, dans le réseau.

Le complexe G se vide alors, sans complexes. Surtout qu'en transport en commun, on lave notre âme de méchants pollueurs. On se donne du crédit carbone...

Ils n'ont rien volé du tout... pour une taxe santé, faut être solidaire, on prodigue le "panier de services" québécois, la pause café est équitable. Nous sommes le modèle que tout le monde admire après tout...

La maman qui a eu sa permission de quitter plus tôt, soit plus de 2 heures plus tôt, ne connaît pas les semaines de 35 heures de la fonction publique. Elle travaille au privé là où 35 heures, c'est une blague. Dans cet autobus bondé contre l'austérité, c'est elle qui s'est levée pour laisser sa place à la vieille dame frèle qui semblait souffrir d'un parkinson: elle aurait sans doute eu des problèmes d'équilibre lors du prochain arrêt du bus.

Ils n'ont rien volé du tout... mais aucun d'eux, situés plus près de la vieille dame, n'a offert sa place.

Cette fois c'est une vieille dame... mais lorsque c'est une femme très enceinte dans l'autobus, pas plus un maudit carré rouge, pas le moindre front commun, pas d'assisté assisté social, pour se lever le postérieur, s'appuyer sur ses jambes. Comme si le gros bon sens ne pouvait jamais se substituer à la règle du premier arrivé, premier servi... La sacro-sainte ancienneté syndicale qui domine même dans le transport en commun, malgré les affichages suggérant l'utilisation de son cerveau.



J'imagine que c'est ça la solidarité. Tout leur est du... comme une caste élue. Donc, 4,5%... c'est la moindre des choses. On peut tout négocier ça... négocier combien on est précieux plus que les autres, jusqu'à sa mort, et après. On promet le combat pour l'appauvrissement des générations futures, l'enrichissement des privillégiés d'aujourd'hui... Ce sera une lutte épique, à coups d'effigies géantes en papier mâché.

Épouser des causes sur Facebook, c'est une chose. Faire concrètement un don c'est une autre. Faire preuve de civisme dans l'autobus, c'est pas donné à tous les mariés à une cause équitable et solidaire, ceux qui sauvent le Québec chaque jour parce qu'ils existent comme partie intégrante du modèle, même en congé.

Ils n'ont rien volé ces employés masculins qui ont reçu un chèque "d'équité salariale", c'était une autre forme de "rattrapage"... fait sur mesure pour la fonction publique (lien partial du Devoir qui fait croire que seules des femmes ont reçu un chèque). Deux milliards à payer par nos enfants, parce que directement mis sur la dette. Deux milliards qui ont payé des spas, des voyages dans le sud, un chalet. Rien de trop beau...

Connaissez-vous une commis de dépanneur qui fait des chiffres de 10 heures debout au salaire minimum qui a reçu rétroactivement de l'équité salariale?

Ils n'ont rien volé, et leur solidarité c'est de faire les poches au Québec jusqu'au dernier cent, parce qu'après le dernier, cent, il y en a d'autres dollars... Ceux que l'on obtiendra par hausses de tarifs, hausses d'impôts, et baisses de services. Pour sauver le monde, faut un peu faire comme Robin des bois: extorquer les "riches" travailleurs du privé, ces familles à 60 000 $ et plus... pour se servir d'abord, et ensuite "redistribuer la richesse" selon les volontés de la centrale syndicale.

Dans le modèle... faut être un numéro prioritaire, un VIP.

Le front commun c'est solidaire... il ne vole rien, mais il prend juste toute la place... il laisse tomber les pauvres vieilles dames, il laisse le bénéficiaire dans sa saleté.

Ce 4,5% de rattrapage, pour le front commun qui ne manque pas de front... alors que ceux qui paient ont 1,5% à 2%, lorsque ce n'est pas tout simplement rien... Tout part en hausses de taxes et de tarifs. Hydro, la garderie quand t'as une place, marché du carbone de merde. L'État québécois donne des services toujours plus médiocres, à moins de gens, qui attendent plus longtemps, en faisant payer toujours plus.

ILS VOUS DIRONT QU'ILS PAIENT EUX-AUSSI DES TAXES ET IMPÔTS... Comme si c'était si difficile pour celui qui a la sécurité d'emploi et le fond de pension à prestations déterminées... et 4,5% par année, sinon... on bloque tout. Question: On vous donne 3 millions $... accepteriez-vous en échange de payer 1,5 millions $ en taxes ou en impôts?

C'est ça la "libre négo" : L'électeur-contribuable n'a pas son mot à dire sur le montant qu'il se fera extorquer. Bloquons Charest, bloquons Couillard... bloquons les élections tant qu'à y être? Même lorsque le fédéral lancera une bouée au contribuable québécois, un peu d'oxygène, ce sera saisi, comme pour les baisses de la TPS.

Pour les autres, c'est la retraite sur la régie des rentes à 67 ans... peut-être bientôt à 70... alors que les fronts de boeufs en commun parlent encore de semaine de 4 jours, et sont promis à une "Liberté 55"...

Il n'ont pas fait de bébés pour devenir des payeurs de taxes, donc... on fera rentrer des médecins pour faire le taxi, et du cheap labour du Guatemala pour ramasser les fraises.

Rien volé... sauf que le complexe G de Québec, avec ses 32 étages de fonctionnaires, a son propre CPE. Vous autres qui travaillez au privé au centre ville tout près... essayez d'avoir une place à cette garderie subventionnée à 7$... (inscription liste d'attente pour la région au complet... on ne vous rappelle jamais). On a une solution pour vous: Au privé à 50$ par jour. Rien volé, mais pas de place pour toi "dans le réseau", dans cette "réseaucratie". Après le généreux crédit d'impôt, ça reviendra trois fois plus cher faire garder ton futur contribuable, comparé au "front commun" qui pratique la vraie conciliation travail-famille dès 15 heures à la maison le vendredi.

Ils n'ont rien volé... Mais ils ne laissent rien, même pas la place dans l'autobus à cette vieille dame.

C'est ce qu'on appelle le "rapport de force"...

***

dimanche 12 octobre 2014

Les deux faces du kopeck


Le rouble a perdu 7% dans le dernier mois, malgré un cessez-le-feu en Ukraine qui a fait plus de 400 morts. La monnaie de singes a perdu 15% depuis juillet. Qui donc est assez déraisonnable aujourd'hui au point d'investir en Russie?

Le 27 Juin dernier, la Moldavie signe un accord de libre-échange avec l'Union Européenne... En réponse, la Russie poutiniste, pays mafieux sans lois, qui n'accepte pas que des pays de l'ex-URSS prennent des décisions sans sa permission, engage un embargo sur les fruits et légumes moldaves.

Où se trouve la légitimité de cette décision? C'est comme de l'air sur la Lune... il n'y en a pas, zéro, nada.

Sommet dans l'abysse

En fin de semaine il y a le premier Grand Prix de Formule un en Russie dans la ville fantôme de Sotchi, et... a lieu à Minsk le Sommet de la CEI, une chimère maintenue en vie artificiellement par la Russie et des pays de l'ex-URSS qui acceptent bien d'y participer.

L'Ukraine boycotte l'événement pour des raisons que l'on comprend, des milliers de soldats russes mènent des opérations de guerre sur son territoire. Les rebelles sont en fait des mercenaires payés et armés par la Russie... tout cela parce que l'Ukraine a décidé de foutre à la porte la marionette de Poutine au début de l'année.

Où est-il rendu ce valeureux Viktor?

Au sommet de la CEI, les pays baltes n'y sont pas... eux-aussi emmerdent Poutine et sa bande de criminels contre l'humanité.

Il y a le moustachu président biélorusse Loukachenko qui n'est pas un tendre, pas du tout un exemple en termes des droits de l'homme, et hôte de la rencontre, dit tout haut que si la Russie veut modifier les frontières en fonction de ses réclamations historiques, on pourrait aussi tant qu'à y être, redonner la Russie aux hordes mongoles... BANG! Une telle giffle sur sa face de plâtre kbgiste la fera passer du rouge au violet en passant par le bleu et le vert sous son fond de teint!

Ensuite, le président Moldave Timofti en vient presqu'aux coups avec "liliputin" Vladimir Putler en disant que la Russie n'avait émis aucune justification pour expliquer l'embargo contre son pays.

Comment ce fiasco est couvert en Russie?

La voix de la Russie titre que les membres de la CEI blâment le président ukrainien Porochenko et en viennent à une "nouvelle alliance". Bref, pas de fiasco... pas "d'incident", tout va bien. Si on en parle pas, c'est que cela n'est pas arrivé. Comme au bon vieux temps!

En Moldavie, on parle d'un "incident" entre le président Timofti et Poutine, alors que le président kirghize inquiété a alerté l'hôte Loukachenko pour qu'il intervienne avant que la situation ne se calme d'elle même.

En Occident... on ne parle pas du sommet de la CEI. La diplomatie molle se justifie par les bons sentiments et l'ignorance. C'est ce qui permet à des politiciens du type de Justin Trudeau d'être crédibles auprès d'une part de l'électorat.

Avec une présence russe sur son territoire dans la zone séparatiste transnistrienne, les moldaves peuvent avoir peur, parce que la dernière fois qu'un président d'un pays de l'ex Union Soviétique a insulté "l'homme de paix" Vladimir Poutine, c'était Mikheil Saakachvili qui a dit que Poutine était petit comme un "lilipoutine".

Son pays la Géorgie a ensuite subi une invasion en 2008 pendant les jeux de Pékin, en pleine année électorale aux États-Unis, sous prétexte que l'armée géorgienne avait attaqué des rebelles dans une région séparatiste de Géorgie, là où Moscou distribue des passeports de complaisance dans des boîtes de céréales, l'Ossétie du sud.

Ce même passeport que le "collabo" Gérard Depardieu a dans la poche intérieure de son veston, sous quatorze flacons de vodka poutinienne. Si Gégé voulait fuir la fiscalité française, il se fera taxer par la chute de la valeur de ses kopecks... il aurait mieux fait d'aller en Belgique, mais la bière ce n'est pas assez fort en alcool pour lui.

C'est à se demander si lorsque Gérard mourra heureux en Russie, tellement imbibé d'alcool, pourra être exposé à côté de Lénine sans travaux d'embaumement...

Memorial...

Ce n'était pas tout la semaine dernière: Memorial, une ONG russe des droits de l'homme qui existe depuis 1988, a confirmé à son tour la présence de soldats russes en Ukraine le 2 octobre dernier, se voit une semaine plus tard, déclarée ennemie de l'intétrieur, "agent de l'étranger".

La Russie ne mérite pas de respect tant que ce fou chef de mafia, gangster international siègeant sur le conseil de sécurité de l'ONU dirigera ce pays. Isoler la Russie ne sera pas suffisant... faudra humilier ce nabot complexé.

Pis tiens, j'y pense... Poutine aimerait certainement que Justin Trudeau soit élu... j'imagine déjà des photos de la poignée de main molle fin-2015 entre Justin et Vlad, et tout l'Arctique à Vlad.

Prévoyez ces choses: La Russie s'intéresse à tous les mouvements séparatistes en Occident et la Russie va s'intéresser aux élections au Canada en 2015.


*****

vendredi 19 septembre 2014

L'Écosse dans la dignité

Le Québec aurait grandement à s'inspirer de l'Écosse, mais pas nécessairement pour les raisons que nos clowns folkloriques du Parti québécois ont soutenu dans leur pélerinage ridicule au pays des hommes en juppe carottée jouant de la cornemuse.

Oui, j'ai bien aimé Braveheart... mais depuis l'histoire de William Wallace, il y a une union qui dure depuis 307 ans entre l'Angleterre et l'Écosse. Je dis ça parce que peut-être que Wallace s'est "reviré dans sa tombe" il y a 307 ans... mais pour le 18 septembre 2014, je crois bien qu'il repose en paix.

L'Écosse est déjà connue et reconnue, l'Écosse est prospère et déjà fière.

L'Écosse a connu un de ces débats qui laissent des marques, dans la société aujourd'hui, dans les familles, et dans l'histoire... mais il a accompli la tâche avec dignité et honneur. Là où le Québec a carrément échoué en 1995.

L'Écosse a rejetté l'indépendance à 55,42% avec une question claire. Le Québec a tenu deux référendums, les deux fois avec des questions vagues, frôlant l'hypocrisie, malgré que l'électorat avait plutôt compris "l'astuce".

Le premier ministre Salmond dit accepter le résultat et qu'il travaillera avec...

Jacques Parizeau a blâmé les autres, avec un verre, ou quatre, de trop dans le nez.


En passant... Rappelons-nous toujours que la belle mère de l'Élysette était carrément en train de perdre le référendum en septembre 1995 lorsque Lucien Bouchard a pris les devants pour "sauver les meubles".

David Cameron de son côté dit que la question est "réglée pour une génération", et affirme qu'il a été "juste" de faire ce débat... Tout le contraire des tenants du fédéralisme du fédéralisme du Parti Libéral du Canada.

Trudeau, Chrétien, des promesses grossièrement non-tenues. Cameron aura plus d'honneur que ça.

J'en retiens que la démocratie Écossaise et Britannique est en meilleure santé que la notre. Le débat a été relevé et bien plus honnête que ce que l'on a pu connaître au Québec et au Canada, de la part des deux parties.

Bien sûr, que ce soit notre tradition démocratique au Québec, ou cette démonstration civilisée effectuée par l'Écosse cette semaine, cela n'a rien à voir avec la parodie russe des référendums de Putler pour la Crimée, la Transnistrie, l'Abkhazie, ou n'importe quel lopin de terre arraché par les russes au plus grand mépris du droit international, des insultes à l'intelligence et à notre civilisation.

Le Québec a bel et bien à apprendre de l'Écosse...mais ne comptez pas sur nos clowns folkloriques déconnectés du Parti québécois, Martine Ouellet en tête, pour revenir d'Édimbourg avec l'idée d'exploiter les richesses pétrolières de Old Harry, Anticosti et de Gaspé.

Les mauvaises raisons de séparer l'Écosse et le Québec

Tant les nationalistes québécois qu'écossais mettent l'accent sur un supposé "pacifisme" que l'on reconnaîtrait dans ces peuples, disons un pacifisme "de sang"... Au Québec, moi j'y reconnais plus la désertion et le repli sur soi, une constante depuis la 2e guerre mondiale.

Les nationalistes écossais et québécois veulent un "état providence", c'est le discours du "solidaire", qui veut se soustraire à un pouvoir "conservateur" qui veut "détruire les programmes sociaux". Au moins les écossais paient leurs propres services sociaux... au Québec, c'est la péréquation qui paie.

Mais pourquoi des québécois séparés du Canada, des écossais séparés du Royaume Uni n'auraient plus jamais le choix de se tourner vers le conservatisme? Indépendants, il ne seraient plus vraiment démocratiques? Ils pensent que l'austérité deviendrait facultative, et heureusement impossible?

Une des craintes majeures des fédéralistes pragmatiques du Québec, à défaut d'un attachement plus profond pour le Canada, c'est la crainte de rester seuls, enfermés avec ces solidaires carrés rouges fous, c'est la peur de se faire piller par des révolutionnaires éduqués à "l'université de la banane". Pas besoin d'une "campagne de peur" pour avoir peur...

Certains ténors souverainistes québécois ont soulevé des doutes sur leurs convictions démocratiques. Le doute suffit pour amener le rejet de l'option, rendu à l'urne.

Indépendants dans le "concert des nations"

À connaître les plus fervents indépendantistes québécois, on se retrouve avec un discours articulé autour de l'anglophobie, l'anti-occidentalisme, de l'anti-américanisme, un protectionnisme économique et culturel, un fond antisémite, et un conspirationnisme qui éclabousse tous les dossiers politiques: tout est décidé contre "nous".

Le Canada et le Royaume Uni sont des puissances du G7, des alliés de l'OTAN. Tant un affaiblissement de ces deux joueurs importants, en meilleure santé économique que la France et l'Italie par exemple, affaiblirait l'occident entier dans une période trouble. Affaiblis devant le bouillonnement islamiste... affaiblis devant les dictatures en émergence comme la Russie néo-impériale, ou les théocrates iraniens.

J'enlève la logique économique de dire "oui" ou "non": Le Québec n'a plus les moyens, l'Écosse pourrait avoir les moyens. Il y a l'aspect macro-politique, il y a plus grand que le "nous", car l'isolement n'est pas souhaitable ni viable.

À quoi servirait un Québec et une Écosse "pacifistes" rejettant l'OTAN, dans ce "concert des nations" qu'est le monde du 21e siècle? Deux petits pays avec un rôle, un poids marginal, qui enlèvent du poids à deux membres importants d'organisations véritablement vouées à la stabilité mondiale, le G7 et l'OTAN.

Voilà ce sur quoi aujourd'hui porte ma réflexion dans ces débats identitaires qui sont bien sûr légitimes... mais plutôt en décalage avec notre époque.

C'est sur l'identité de l'Occident, nos valeurs communes, qu'il faut travailler.

Le Royaume Uni, comme le Canada, et d'autres pays occidentaux comme la France et l'Allemagne, font face à un problème grandissant qui menace de loin, mais aussi de l'intérieur: l'islamisme. L'échec des politiques naïves multiculturalistes ne doit pas devenir un motif pour se morceler, s'isoler... Il faut plutôt défendre l'Occident dans son ensemble avec plus de fermeté. La frontière doit s'établir entre notre monde civilisé et l'espace laissé au contrôle des barbares amateurs de ceintures de bombes qui coupent des têtes.

***

lundi 1 septembre 2014

"L'hégémonie"

Hégémonie 
hégémonie, sur le Wiktionnaire: 
L'hégémonie est un mot d'origine grecque dérivé du mot hêgemôn (ἡγεμών, « commandant en chef »). Hégémon est ordinairement appliqué à l'Antiquité grecque et à la période Printemps et Automnes de l'antiquité chinoise. 
Dans le langage courant, l'hégémonie est une domination sans partage. 
C'est aussi un concept forgé par le philosophe marxiste Antonio Gramsci, pour désigner la domination idéologique d'une classe sur une autre (voir hégémonie culturelle et (en) le concept d'hégémonie chez Gramsci).

"L'hégémonie américaine" est surtout un concept politique qui existe dans la tête des anti-américains, qui sont habituellement anti-occidentaux, anti-libéraux et anti-démocrates. Prononcer cette expression revient à adopter, prendre pour acquis que l'Amérique domine le monde "sans partage"... c'est fantasmagorique.

Hégémonie américaine "vue" par les communistes français il y a longtemps déjà...
Qui peut prétendre que l'Amérique "domine le monde", donc, ordonne des choses à des états souverains, dont elle reconnaît pourtant la souveraineté, et la respecte? Les États-Unis auraient bien apprécié que ses alliés canadiens, ou français, soient présents en Irak en 2003... mais le Canada, pays souverain, a dit non. Certains alliés traditionnels se sont même parfois montrés hostiles aux plans américains... Donc, ils ne sont évidemment pas "dominés sans partage".

Washington est certes un pôle politique qui a une influence dominante dans le monde, mais parler "d'hégémonie" démontre un parti-pris clair, une hostilité à Washington.

Nous appellerons les adeptes du courant contre ce qui est appellé l'hégémonie américaine, par les anti-occidentaux anti-américains, les "contrehégémonistes". Soit, ceux qui sont contre que l'amérique domine sans partage le monde, dans leur monde d'imagination.

Les contrehégémonistes trouvent souvent que les idées, les systèmes politiques venus d'ailleurs, sont moralement et légitimement équivalents ou supérieurs à ceux de nos démocraties occidentales... ce, même s'ils sont en fait le contraire d'idées qu'ils prétendent défendre en s'opposant au concept fabulatoire d'hégémonie, comme la démocratie.

Parce que le contrehégémoniste prétend à peu près que l'hégémonie américaine est une tyrannie, que la volonté démocratique du peuple, son intérêt, va nécessairement à l'encontre de cette tyrannie impérialiste.

Et, parce qu'équivalentes selon eux, moralement et légitimement, on se met à expliquer, justifier, même promouvoir des idées qui viennent de véritables dictatures, tyrannies, de pays souverains "insoumis" (ce qui est pourtant en contradiction au concept de départ d'hégémonie) comme la Russie néo-impériale poutiniste et ses alliés habituels, tous des pays non-démocratiques, des régimes qui dominent sans partage chez eux: Iran, Corée du Nord, Venezuela, Cuba.

C'est pourquoi que lorsque vous écoutez François Brousseau à Radio-Canada / RDI commenter la guerre en Ukraine, il n'utilise jamais le mot "invasion" même si cela en est une de facto... et qu'il est toujours plus poli dans ses commentaires avec Vladimir Poutine qu'il ne l'a été avec le président américain élu et réélu, George W. Bush.



Bien pire que Carter

Après, je pourrais mentionner suite à ces deux mandats de Barack Obama qui se terminent l'an prochain dans un fiasco relatif au plan de la politique internationale (la période électorale commence dans quelques mois), tant en Irak/Syrie que chez nos alliés européens de l'Est... Ce préféré des anti-américains, anti-occidentaux, contrehégémonistes, n'aura que permis par sa lamentable faiblesse stratégique, à Poutine de placer ses pions pour le rétablissement d'un empire russe dans ce qui a été historiquement appellé "la nouvelle russie".

Comment peut-on prendre au sérieux ceux qui disent d'avance qu'ils ne frapperont pas? Le concept imaginaire, inexistant, de l'hégémonie américaine est devenu encore plus absurde sous Obama. On compare depuis l'Obamamanie de 2008 Obama et Carter... On s'est demandé lequel était le pire. J'estime que les résultats sont plus graves aujourd'hui: le règne de Carter a vite été oublié avec Reagan, alors qu'Obama a pu sévir sur 2 mandats, et cela se termine dans une atmosphère de guerre mondiale.

On dit que Krouchtchev a décidé de placer des missiles à Cuba lorsqu'il a visité les États-Unis à l'invitation de JFK. Krouchtchev lorsque revenu a décrit Kennedy comme un "bon gars". Le "bon gars", c'est aussi celui qui se fait rouler. Je préfère être représenté et défendu par des faucons que par des "bons gars"... Lorsqu'on a besoin d'un chien de garde, on ne se prend pas un beagle.

Le potentat de Moscou lui, dominera son empire sans partage, sans pouvoir au peuple, sans élections libres, sans libertés de commerce, sans liberté de parole, dans toutes ses terres conquises par ses hommes auquel il n'aura même pas accordé des funérailles officielles lorsque tombés au combat en Ukraine.

Et il comptera même sur l'appui logistique d' Edward Snowden...

D'après vous, pour qui a voté le "héros" qui a retourné sa veste contre "l'hégémonie américaine"?

*

P.S. Voilà ce que j'écrivais dans une chambre d'hôtel d'Odessa en Ukraine le soir du 19 septembre 2009, il y a 5 ans... à relire, j'me trouve presque prophétique. http://brouilleur.blogspot.ca/2009/09/pire-que-carter.html

***

samedi 23 août 2014

Manichéisme?






Lui, Arnold Schwarzenegger, on le sait qu'il n'aime pas les méchants, les terroristes... un peu cliché, mais je ne m'attendais à rien de moins!

On verrait ça plutôt en "loser" un héros de films d'action américains qui se met à supporter ces pauvres petits islamistes que le monde Occidental ne comprend pas la cause.

Il ne faut pas être si manichéen! Non?

Il y en a qui pensent que les "méchants" ne sont que dans les films Hollywoodiens, c'est toujours arrangé avec le "gars des vues"... Ces "méchants" ne sont pas si méchants que ça... qu'ils ont des raisons d'agir ainsi... il défendent une cause qui pourrait être juste, ils défendent leur pays... blablabla, OUAIS.

Faut juste faire abstraction de la sauvagerie d'un décapite-o-thon, bien réelle: Ils sont PIRES que dans les films d'Hollywood!

Il y a 20 ans, on aurait fait un film à explosions où les méchants sont des décapiteurs, qui fusillent des milliers d'hommes alignés le long d'un fossé creusé à la hâte dans un désert, criblant de balles leurs cadavres... un film avec des fanatiques qui se cachent dans des écoles pour utiliser une classe d'enfants comme boucliers humains lorsqu'ils lancent des roquettes au hasard sur des villes, un film catastrophe avec des avions dirigés intentionnellement sur des édifices... Pis on aurait dit que le film est nettement exagéré, que ce film est plutôt une comédie.

James Foley a dit avoir souhaité disposer de plus de temps... au moment de
cette image, il sait qu'il est foutu: il ne reste que quelques secondes à l'acte.


Bien, la réalité dépasse la fiction! Et cette réalité se déroule avec de bien plus mauvais comédiens, dans des rôles bien plus clichés, caricaturaux, que dans les navets d'action d'Hollywood.

Jamais j'aurais imaginé que certains pourraient autant haïr l'Amérique chez nous, pour ensuite prendre l'avion afin rejoindre l'armée du mal, pour décapiter des naïfs perdus qui s'étaient donné le rôle d'aider à faire passer le message des barbares.

On pourrait être plus nuancé sur ces méchants? Faut-il négocier et couper la poire en deux même s'il coupent les têtes à mains nues, à faire gicler le sang avec un couteau d'à peine 20 centimètres qui pourrait ne servir qu'à couper des poires?

Discuter, dialogue, inclusion, abattre les murs, tenter de comprendre... vraiment? Z'êtes sérieux là?

J'exagères même pas: Si le découpeur de têtes était arrêté au Canada ou en Europe, il serait admissible à un programme de réhabilitation en prison. Il y aurait des groupes de pression pour défendre ses "droits" et veiller à ses conditions de détention, pour qu'il ait un livre qui le conforte dans ses convictions dans sa cellule, que sa nourriture soit pas juste de la nourriture... elle devrait être absolument bénie, "divinement conforme".

On accuse déjà tous ceux qui remettent ça en question d'avoir une "phobie".

Pourtant, les barbares... sont juste barbares, et ils ont toujours seulement été ce qu'ils sont. Il n'y a pas de raison profonde, ils sont comme ça, ça fait partie de ce qu'ils sont devenus dans ce maëlstrom religo-politique culturel qui prépare des bêtes à détruire et à haïr depuis des décennies.

Habituellement, lorsqu'ils ne tuent pas leurs prisonniers, c'est pour les échanger en retour d'une rançon qui financent leurs activités, ou contre l'un des leurs qui a posé une bombe ou découpé une tête. Pour eux la valeur de la vie humaine, c'est ça.

***

lundi 18 août 2014

Il ne faut jamais sous-estimer la stupidité du cave


Une des choses qui me choque chaque fois que j'ouvre mes nouvelles Facebook... c'est de voir la quantité de caves qui rôdent dans les parages. Avant ils existaient... mais ils avaient très peu de possibilités de s'exprimer à l'extérieur de leur cercle personnel, les quelques victimes qui les toléraient, où leurs semblables qui acquiescent à leurs âneries.

Je suis de ceux qui sont capables de reconnaître que parfois, quelqu'un qui a la même option politique que moi, l'a pour de mauvaises raisons, ou encore, que l'on peut être d'accord avec un cave le jour d'un scrutin électoral ou d'un référendum.

Mais cela ne rend pas le cave moins cave et cela ne rend pas moins justes mes raisons de choisir une option.

Certains caves sont plus visibles que d'autres, et finissent toujours par nous revenir en plein visage même si on les évite.

Voilà où je veux en venir: Vous vous souvenez de Jean-Pierre? (Il ne faut pas le confondre avec un ancien ministre originaire du Saguenay Lac Saint Jean).

Janvier... Jean-Pierre écrit :


Cela consistait à l'essentiel de son argumentaire contre l'interdiction du voile ségrégationniste de la charia dans notre fonction publique.

Alors, je lui avais répondu à l'époque que si l'état n'avait pas sa place sur des questions morales, il n'aurait pas sa place pour "légiférer" contre le vol, le viol, la pédophilie... Le cave n'a rien compris. Il a pensé que j'étais pour la libération du viol et de la pédophilie.

Fin mai, sur le mur d'un animateur de radio qui est outré du comportement d'un père qui encourage son fils à tabasser un autre jeune... il déclare:


Il parle de "défense"... alors que rien n'a été mentionné sur un geste de défense ou de riposte... cela constituait selon tous les récits, une attaque de violence gratuite, "éducative".

Si vous voulez que votre jeune apprenne à se défendre, vous l'inscrivez dans une école qui donne des cours d'auto-défense d'arts martiaux. La constante qui y est enseignée, c'est qu'on utilise ce qu'on y apprend seulement pour se DÉFENDRE. Le cours de papa de prendre un enfant au hasard pour se pratiquer à frapper... c'est de la sauvagerie. 

Aujourd'hui, Jean-Pierre récidive de manière exemplaire...



Le "vent de pure folie", c'est lorsque Jean-Pierre produit une flatulence alors qu'il a la tête dans son derrière.

Dans son essai de quelques phrases où il y a presqu'autant de fautes que de mots, les énoncés pitoyables s'enchaînent entre les comparaisons les plus idiotes.

Par exemple, l'Ukraine est victime d'une attaque de son voisin. La plupart des "rebelles séparatistes" ont la citoyenneté russe. Ils sont armés par la Russie. Où est-ce que la comparaison avec le Québec peut tenir?

Bernard Drainville défend avec vigueur une option politique perdante qui ne ralliera jamais une majorité de québécois. La cause du Parti québécois est perdue, presqu'autant perdue que l'intelligence de Jean-Pierre. 

Bernard Drainville n'est pas un "nazi": C'est un opposant politique.

Il n'y a personne de crédible politiquement qui peut rapprocher autant le Parti québécois du 3e reich. Oui, le PQ est essentiellement nationaliste et socialiste... mais cela n'en fait pas des admirateurs de Hitler.

Le PQ ne veut pas vraiment "détruire"... Son but, c'est de construire son utopie. La destruction de notre économie, c'est ce qu'il pourrait en résulter, à preuve, leur gouvernement de 18 mois.

Les idées de Bernard Drainville sont discutables, tiennent parfois de l'illumination, à mon avis... mais celà n'en fait pas un éventuel chef de guerre dans une guerre civile en Amérique du Nord.

Il n'y a aucun sens à ses conneries.

Là j'en appelle à ceux qui suivent les caves, et qui cliquent "j'aime" lorsqu'ils avancent des conneries sur Facebook: Vous n'avez pas honte? Vous n'avez pas peur de passer pour des caves vous aussi?

***
En passant, ce qui est écrit en public sur Facebook, c'est du domaine public. Je peux très certainement l'employer pour le critiquer, en faire une démonstration.

jeudi 7 août 2014

Soyez "horrifiés" par les autoroutes scandinaves!

Une "journaliste" du "idéologisé" Huffington Post résidant Toronto a fait un autre de ce type d'articles "plantés" pour passer son point de vue ridicule, utopiste, mythomane, déconnecté.

Elle aurait trouvé deux touristes scandinaves qui ont été "horrifiées" par la "culture de l'automobile" au Canada en voyageant par les autoroutes de Toronto (ville qui contient plus de population que la Norvège) à... Halifax...

Allez savoir si ces deux touristes existent vraiment, ou ont vraiment dit ce qu'elle rapporte... allez savoir s'ils viennent d'un coin perdu de Laponie et qu'ils n'avaient pas vu de grandes villes avant...

Citons l'idiote: "Selon Transports Canada, le réseau routier national compte aujourd'hui 38000 km de routes, ce qui représente une augmentation de 56% de 1988 à 2011."

Sait-elle que le Canada de St Jonh's Terre Neuve à Victoria Colombie Britannique a la route Transcanadienne qui fait 7821 km de long? Toc toc toc... ici la réalité Zi-Ann!

On veut me faire croire que la Scandinavie n'a pas de culture de l'automobile... avec pourtant l'historique d'être la terre qui a vu naître deux constructeurs automobiles internationaux Saab et Volvo.

On voudrait me faire croire que le Canada est "horrifiant"... mais que les 8 voies d'autoroutes à Goteborg n'existent pas, ou sont moins "horribles". Agitez vos bras pour saisir cette poignée que vous avez dans le dos, ou cherchez avec vos mains l'ouverture sur votre tête de cette cruche que l'on tente de remplir...

Vous comptez combien de voies? Goteborg Suède Source: Google Earth
On reproche souvent à des médias plus populistes de braquer les usagers de la route propriétaires de véhicules, des contribuables qui paient les infrastructures, contre le transport en commun ou les cyclistes. C'est décrire l'inverse de la réalité. Le problème est l'intolérance d'une communauté de fanatiques qui refuse l'automobile.

Je les appellerais les kamikazes. Ils ont une cause, ils ont une destination, l'important est d'atteindre un but déraisonnable peut-importe les dommages collatéraux. C'est une maladie.

Un problème d'intelligence les éloigne de la raison: L'utopie est leur raison.

Banlieue de Stockholm... ça existe. Source: Panoramio


On pourrait prendre ce "reportage" insignifiant, construit autour d'une anecdote, et braquer aussi le Canada contre la mentalité et le modèle scandinave. Nous serions dans l'erreur.

Parce que contrairement à ce qu'ils nous font croire, utopistes, par définition en marge de la société réelle, même s'ils ont accès aux médias et au système politique, le modèle scandinave comprend des autoroutes, des banlieues, des tours à logements laides, des clôtures "Frost".

Peut-être y-a-t-il plus de travail sur le respect du paysage, le développement d'infrastructures en commun, on peut en discuter... mais la réalité géo-socio-démographique est aussi très différente.

Personellement, lorsque je vois une ville de Suédoise récupérer les gaz de ses déchets domestiques pour alimenter les véhicules de la municipalité... je trouve ça vraiment intelligent. Moins d'argent pour un sheik arabe... Prenons la Norvège qui exploite son pétrole avec succès, et sans désastre élcologique dans ses magnifiques fjords, contrairement à ces hurluberlus catastrophistes paranoïaques nés pour un petit pain que l'on retrouve dans tout l'est du Canada qui s'opposent à tout projet pétrolier sans même y réfléchir.

Je respecte la scandinavie... ce que je ne respecte pas, c'est qu'une cancre du journalisme de Toronto fasse parler des scandinaves pour servir ses obsessions personnelles.

Nous avons beaucoup à apprendre des scandinaves, la capacité d'adaptation de leur modèle, l'acceptation du privé dans le système de santé, un certain pragmatisme ennemi du dogmatisme que l'on connaît par chez nous. Ils sont généralement plus instruits, et plus ouverts sur le monde (ouverture sur le monde signifie un intérêt pour le reste du monde, pas nécessairement un attrait pour le barbarisme international). C'est ce qui en fait un véritable modèle... ce que le Québec est pour très peu de choses si on est honnêtes.

En terminant, je ne vais pas citer des voyageurs pour leur faire dire ce que je veux qu'ils disent... Je vais parler de mon expérience personnelle: J'ai visité quelques pays en Europe... Si je prends les routes Moldaves ou de l'Ukraine du sud-ouest, je n'y ai pas vu de véritables autoroutes. C'est dépaysant, mais aussi "horrifiant" sur la question de la sécurité. Pas beau... mais les gens et les marchandises doivent être transportés quand même. Des autoroutes pour eux, ce serait franchement plus efficace, beau et sécuritaire.

"Autoroute" près de Odessa Source: Mes photos personnelles de voyage septembre 2009

C'est une question de moyens: L'Ukraine et la Moldavie ont hérité de la pauvreté systémique de l'Union Soviétique et de son absence de vision en transports, en infrastructures publiques (mais une richesse en armements et dans l'espace)... Côté infrastructures routières, c'est au moins 60 ans en-arrière, donc Montréal a bien pire. Les vieux sages là-bas disent avec un sourire en coin: "Il n'y a pas de routes, il n'y a que des directions"...

Ça... c'est terrifiant.

***

Archives du blog