vendredi 27 mai 2016

Même si je suis pour la dérèglementation du taxi et "l'innovation", je n'appuie pas Über


En constatant tout l'engouement que suscite Uber auprès de certaines personnes, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un parallèle avec l'espèce de dépendance quasi-érotique dont plusieurs peuvent être victimes concernant leur appareil de téléphone "intelligent".

Vous savez, ce bidule pour lequel certains ados sont prêts à la crise de bacon si on leur enlève le temps d'un cours en classe... Symptômes: convulsions, cris incompréhensibles, coups dans les murs, écume à la bouche, auto-mutilation, violence, pensées suicidaires... on leur arracherait un organe à froid avec des grosses mains sales, et ça ne serait pas si pire.

Le permis de travailler

J'utilise très peu le taxi. Dans ma ville... c'est arrivé une fois il y a 7-8 ans. La possibilité grandit si je suis en voyage, sans ma voiture. Je l'ai utilisé 5-6 fois à Montréal au cours des 10 dernières années. J'ai aussi utilisé le taxi jaune à New York, Toronto les voitures oranges, et en Europe de l'Est jusqu'en Ukraine. Du taxi dans une voiture sport moderne pour une bouchée de pain, les Dacia Logan de Chisinau ou bien dans une Volga soviétique de 25 ans à Odessa, une expérience en soi. Au Québec, les chauffeurs de taxi paient jusqu'à 250 000 $ pour avoir le droit de travailler. Ceux qui n'ont pas de permis doivent en louer un. Ce permis devenu très dispendieux dans un jeu contrôlé d'offre et de demande, devient en quelque sorte une forme d'esclavage qui au bout de la ligne gonfle le tarif au client.

Quand ça m'a coûté 100$ pour me rendre de Saint Lambert sur la rive sud de Montréal jusqu'à l'aéroport de Montréal Trudeau en vieille Camry multicolore à la suspension défoncée et aux freins qui crient, ce n'est pas que le chauffeur s'est mis cet argent dans la poche et a soustrait son essence. Il a payé son permis de travailler, ou encore, loué un permis.

Une Dacia Logan taxi à Chisinau. En 2009, je pouvais traverser la ville pour 6$ CAN, tout en laissant un pourboire, quelque chose que le chauffeur n'était pas habitué à recevoir.

Uber veut remplacer le permis par SA taxe de 25%. Pire, une journée que la demande est plus forte, ils pourraient bien se prendre un 25% sur un 200 $ grâce à "l'innovation" du "price surge". Lors de soirées du jour de l'an, on a déjà vu des courses de 500 $... mais n'allez pas comprendre pourquoi la cliente qui s'est plaint du prix a accepté la course... les facultés affaiblies devaient avoir été confiées au téléphone...

Uber remplace une injustice par la sienne, celle d'un monopole pour le moment qui fixe ses conditions, en donnant très peu de service à la fois aux chauffeurs qu'à ses clients. Dans n'importe quelle industrie, l'intermédiaire qui met en contact un client et un fournisseur de service, 25% c'est déraisonnable, un abus. Si on libère de l'esclavage du permis de travailler, ce qui est souhaitable, ce n'est pas pour instaurer et légitimer un autre abus...

Bref, le permis de taxi rend le taxi non-concurrentiel. Si Uber peut prélever autant de pourcentage, c'est parce que les prix du taxi sont déjà gonflés. Abolisez les permis de taxi, et vous rendez l'industrie d'un coup plus apte à concurrencer le taxi pirate, l'auto-solo, et le coût du stationnement à l'aéroport le temps d'un voyage.

Mais pour faire cette déreglementation... vous devez compenser les propriétaires de permis actuels. Au cas où certains l'auraient oublié à droite, comme des carrés rouges issus du modèle québécois, nous sommes dans un état de droit. Même si le système était mauvais du départ, ce n'est pas une raison pour dire à celui qui s'est endetté pour son permis que son permis ne vaut plus rien et ne permet plus de travailler.

L'idée la plus réaliste pour payer cette compensation, c'est de faire une taxe spéciale... On en sort pas. D'une manière plus injuste, à la suggestion de l'économiste Vincent Geloso, on taxe tous les automobilistes à l'immatriculation, afin dit-il, d'encourager à diminuer le nombre de véhicules sur les routes. C'est bien beau utiliser l'argument vert régressiste pour le principe du "partage", mais on applique ce que l'on trouvait déjà injuste pour financer le transport en commun! Faire payer tout le monde pour un service qu'ils n'utilisent pas, parfois, ils ne peuvent même pas l'utiliser! Cette suggestion épargne le géant Uber d'être taxé, surtout réglementé (beaucoup plus légèrement que le taxi qu'on veut déreglementer), ce qui épargne surtout le 25% très généreux que Uber se prélève.

Une taxe pour compenser le rachat des permis de taxis devrait être prélevée sur Uber. Pourquoi pas? Si Uber peut se prendre 25%, la SAAQ ou le MTQ peut bien se prendre un petit pourcentage là-dessus. D'un coup, le concept d'utilisateur payeur ne serait plus bon pour notre "droite innovante"?

Gardons le focus: Déreglementer dans l'état de droit et principe de l'utilisateur-payeur.

L'imposture de l'économie du partage

Bien sûr, Uber permet à des gens de partager une course entre deux points donnés. Un conducteur prêt à faire entrer un inconnu dans son véhicule, et un inconnu qui souhaite se rendre rapidement à un endroit où le conducteur va déjà... L'automobiliste "ordinaire" peut diminuer ses frais de possession d'une voiture en faisant monter à bord des passagers... Mais l'autre réalité que l'on ignore volontairement lorsqu'on dit "économie du partage" c'est que cela ne considère pas que lorsque le chauffeur Uber "fait du temps", passe d'une course à l'autre, agit EXACTEMENT comme un chauffeur de taxi... cela est en réalité du taxi, pas du "covoiturage urbain".

Parce qu'une minorité l'utiliserait en coivoiturage urbain, et que le reste représenterait du taxi "innovant" sans règlementation, on passerait ça sous le couvert de l'économie de partage. Si on est honnêtes, on embarque pas là-dedans. Un chauffeur Uber qui offre des courses pour gagner de l'argent, pas pour partager son siège passager, c'est du taxi pirate.

L'innovation pour le covoiturage est pertinente, celle pour le taxi, c'est de la fraude, de la tricherie. C'est pourtant la même technologie, la même innovation. Comment "partager" les deux réalités?

Personne n'y a répondu jusqu'à maintenant.

Ajoutez le concept de réduction des gaz à effet de serre par déclaration de guerre à "l'ennemi juré" qu'est l'automobiliste seul dans son auto (vous savez, celui qui vient de déposer sa conjointe au travail, les enfants à la garderie, et qu'il reste 2 kilomètres à faire avant d'être rendu au bureau) et vous avez du pipi de chat, ou du caca de buffle en concentré. Libertophobie, anti-individualisme, collectivisme bien partagé entre les merveilleuses intentions et sentiments, qui pavent la route de l'enfer corporatiste sans partage.

Parce que le corporatisme des syndicats de taxi, ou bien celui de Uber... c'est du corporatisme. L'intérêt du citoyen, du consommateur, n'est pas là.

Les lobbyistes bénévoles

Avec toute l'énergie déployée par certains dans les médias, ces commissions parlementaires, prises de position sur les médias sociaux, j'espère que ces pauvres bougres au service de Uber ont touché des "redevances" tirées du 25% de commission que Uber se donne... J'ose pas imaginer qu'ils ont fait ça "pro bono"... Comment être aussi dévoué, partial, au sens critique à sens unique, sans se sentir soi-même quelque peu lobbyiste? ...comme Guy Chevrette.

Vous pourrez toujours dire que "Brouilleur d'ondes est un sale communiste dans le placard qui est contre l'innovation"... et vous aurez démontré que vous n'avez rien compris de tout ce que je viens d'écrire, même si je me suis donné la peine d'expliquer longtemps...

Le rêve du Brouilleur

Savez-vous de quoi je rêve? C'est d'une application open source gratuite qui va faire s'écrouler le futur monopole de Uber... Les partageux pourront partager, nous foutre la paix avec leur érotisme de l'égo au selphone, le chauffeur ne se fera plus escroquer autant que 25% de ses revenus qui vont à une entreprise évadée dans un paradis fiscal. Tout le monde sera content, et moi je resterai seul dans mon auto, parce que c'est mon choix, ma liberté, ce que j'ai payé.

Parce que si je paie une auto... c'est pas pour jaser avec des inconnus, sentir leurs flatulences, leur d'sous de bras et leur haleine du matin. Ma voiture, ma bulle, ma liberté, zone privée à ma famille, inconnus non admis au présent, au passé, et pour l'avenir aussi. L'innovation se retrouve dans le volant que je tiens et les commandes de la radio, le gps, mon dispositif mains libres bluetooth.

Pis... je n'ai pas le goût de confier le volant à un ordinateur. Je veux conduire aussi longtemps que mes capacités physiques et intellectuelles me le permettront.

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mardi 9 février 2016

Tout ce que Gilles Proulx n'a pas enseigné à son fils

Un des problèmes qui fait que la droite au Québec ne lève pas... c'est que trop souvent, on a affaire à des héritiers politiques de Pétain, des grenouilles de bénitiers, des anglophobes, des nationalistes déréglés, plutôt que des héritiers de Churchill et Reagan, des défenseurs du monde libre, et des vainqueurs. On a une droite de perdants ici, comme on a des hommes d'affaires dépendants de l'État.

Je suis tombé cette semaine sur Facebook, par presque pur hasard, sur le fils de Gilles Proulx. La pomme tombe souvent près de l'arbre... Comme la pourriture emporte aussi le panier de pommes entier.

Bock-Côté lui est plutôt réticent à s'afficher clairement pro-Poutine. Il l'excuse, le justifie, c'est dérangeant, mais il garde une certaine distance prudente, même si c'est vraiment pas assez. Ce n'est pas le cas de Nicolas Proulx.

J'aime bien mettre l'accent sur le côté arriéré des québécois en politique. Exemple, dans l'électorat, c'est encore la question de 1980 qui scelle le résultat de l'élection de... 2014. On est soit nationaliste, supposément en se tenant debout, ou bien on est "fédéraste". Moi j'ai une autre échelle: Pour ou contre la liberté. Pour ou contre la démocratie, pour ou contre l'état de droit, et la liberté d'expression.

Tu peux toujours être un socialiste, si t'es pas un anti-occidental. Je préfère l'idéaliste déconnecté de gauche, rêveur, naif, qu'au fasciste qui justifie des meurtres. Et, bien sûr, on évalue la profondeur des arguments.

Les poubelles Montréal VS Québec 

Chaque fois qu'un enragé haineux montréalais anti-ville de Québec m'apostrophe sur les médias sociaux en me traitant d'adepte de "radio poubelle" de Québec, de "consanguin" régional, comme ils savent si bien dire avec distinction dans le Québec tricoté serré pure laine de Montréal (Petite petite petite Patrie), j'ai plusieurs choses à répondre... Comme: c'est quoi ton problème avec la radio de Québec? T'as jamais entendu Gilles Proulx?

Gilles Proulx, c'est la droite "paléo" montréalaise. C'est celle comme Stéphane Gendron, mais un peu vieille, élevée aux délires suprémacistes du chanoine Groulx.

Lionel Groulx a été un historien fasciste, qui s’inspirait de l’extrême droite française. Mais par un curieux retournement de l’histoire, il est devenu un héros pour certains Québécois. Pourtant, il a prononcé des discours fascistes inimaginables. Par exemple, selon lui, Benito Mussolini était un homme respectable! Groulx défendait aussi l’idée que la seule race pure était celle des Canadiens français blancs catholiques.
-Esther Delisle, essayiste, politologue et historienne 

Ça mange des osties. Ça monte les escaliers de l'oratoire Saint Joseph à genoux. Ça prie pour le Canadien de Montréal, mais c'est pas "canadien", c'est séparatiste pur et dur, de souche.

Ça ne le dit pas trop souvent, mais en privé, ça n'aime pas les noirs, les indiens, et surtout, les américains, les juifs et les anglais. Juste ça.

On nous fait croire que les régions du Québec sont peuplées de colons racistes qui, s'ils étaient un peu plus instruits, comprendraient qu'il faut voter PQ et être séparatiste (ce qui rend le racisme, et la droite, acceptable). Vous comprendriez qu'un colon à Montréal, ça n'existe pas, et que c'est a Montréal de montrer la voie en politique, en culture, et à la radio.


Les neuf vies de Gilles Proulx


Dans le début des années 90, dans mon adolescence, j'écoutais Gilles Proulx au "journal du midi". CJRP 1060 AM de Québec, la station Radiomutuel, était branchée réseau sur CJMS 1280 Montréal (le vrai CJMS, pas celui qui a repris l'indicatif de l'autre).

Ça brassait pas mal. Parfois, on pouvait entendre Gilles Proulx, homme de grande culture et d'érudition, grand voyageur, crier après ses invités comme un fou. L'entendre se cramponner sur la table du studio, frapper sur la table de son poing.

Il reproche aux autres de sacrer aujourd'hui. Il a été prouvé extrait à l'appui qu'il y a un langage Gilles Proulx sur les ondes, coloré, et un autre hors d'ondes, extra-coloré, rempli de sacres enchaînés, déchaînés, les uns contre les autres.

Tout un personnage...

Il a souvent erré. Il a souvent dérapé... de beaucoup. L'été 1990 a été marqué par la crise d'Oka. Des groupes autochtones "guerriers" venus de plusieurs régions du Canada et des États-Unis, occuppent les villages de Kanesatake et de Kanhawake à l'ouest de Montréal. Ils bloquent les accès, ferment le pont Mercier, érigent des barricades, pour forcer la cession d'un terrain privé où un golf doit être agrandit à leur réserve. Lors de l'érection des barricades, la Sureté du Québec tente d'intervenir, un policier est tué dans une fusillade. Les "warriors" sont lourdement armés d'armes automatiques, la SQ ne fait pas le poids. Les Forces Canadiennes débarquent à la demande du premier ministre Bourassa.

Gilles Proulx crache dans son micro avec ses couleurs, qu'on devrait frapper fort pour arrêter ces bandits. Dans un sens, à mon avis, il n'a pas trop tort... Mais dans le manque de nuances et dans la teneur de hargne de ses propos, l'auditeur est chargé à bloc.

Entre les citadins blancs de Châteauguay, les warriors, les soldats de l'armée, les résidants de la réserve autochtone sont pris en otages. Lorsqu'un soir de fin de semaine, les familles de Kanhawake essaient de sortir de la réserve occuppée par les bandits qui règnent dans la terreur, la foule de Châteauguay jette de lourdes pierres sur les voitures remplies de femmes et d'enfants le 28 août 1990.

Il faut chercher les images de cet événement en anglais, car toutes les rétrospectives de la crise d'Oka en français ne montrent pas ces images. Elles sont reprises dans un documentaire de l'ONF  "Pluie de pierres à Whiskey trench" (2000).


Triste épisode de l'histoire assez récente du Québec.

Triste épisode de sauvagerie, pour quiconque attaché à des valeurs de droit, de justice, de démocratie. Aucune famille ne mérite d'être terrorisée de la sorte en circulant sur la route. Ces gens n'étaient pas les warriors qui bloquaient le pont. C'était les résidants qui quittaient la réserve avec leurs enfants. Ils s,en souviendront toute leur vie, et l'histoire sera racontée à leurs enfants... Même si lorsqu'on parle d'Oka en 1990, on pense au fromage, parce qu'on a effacé l'histoire de nos mémoires.

La SQ et l'armée n'ont pas fait grand chose pour débloquer le pont... mais au lieu de blâmer Bourassa pour ses hésitations, au lieu de blâmer le ministre de la Sécurité publique de l'époque, les citoyens ont jeté des roches à des familles autochtones.

Moi j'ai honte de ça. Vous me direz que Gilles Proulx n'a pas dit à la population de jeter les roches... Mais pourtant, plusieurs lui ont reproché, et lui même publiquement, a avoué regretter ses paroles de cet été là.

Mais Gilles Proulx, bien qu'il ait dites des choses bien plus graves que Jeff Fillion ou André Arthur, aura toujours pu bénéficier d'une vie de plus... Parce qu'au Québec, on excuse tout aux nationalistes.

Maintenant, Nicolas fier de papa

26 ans plus tard, furetant parmi les nouvelles Facebook de quelques connaissances, je tombe sur Nicolas Proulx, fils de Gilles Proulx, qui donne son opinion contre les gauchistes et les socialistes.

Normalement je serais plutôt d'accord, malgré que ses propos ne sont pas tellement relevants dans le débat. Le problème que j'identifie, c'est par sa photo de profil... Il pose avec le drapeau russe, lui qu'on voit au travers. Comme lorsqu'on a voulu montrer qu'on était touchés par les attentats de Paris... Notre profil aux couleurs du tricolore de la France.

La "Sainte Russie"... ouch!
Pour Nicolas, la fierté, le soutien, ou pire, le soutien envers le peuple "victime", c'est la Russie. Un peu comme si quelqu'un disait, au moment qu'on est tous "Charlie", que lui, il est "Vladimir".

En 2015-2016, être Vladimir, ce n'est pas vraiment démontrer de l'attachement envers des valeurs de droit, de justice, de démocratie, les mèmes valeurs qui ont fait que j'ai eu honte du comportement des lanceurs de roches à Châteauguay.

Être Vladimir en 2016, c'est supporter celui qui décide d'envahir un pays parce que son pantin cleptocrate a été chassé du pouvoir. C'est supporter celui qui a aboli la presse libre russe. C'est supporter celui qui a commandité le meurtre au polonium d'Alexander Litvinenko, qui a récompensé et protégé de la justice ses meurtriers.

Nicolas Proulx argumente que les médias occidentaux sont des menteurs, et que les médias dirigés par le dictateur Poutine ont raison. Équilibre mental?

Rendu là, je dois dire que Gilles Proulx a mal élevé son fils. Où sont les valeurs démocratiques?

Comment est-ce que le fils d'un animateur de radio controversé assez longtemps, peut soutenir une dictature qui fait taire les journalistes, ferme des stations de radio et de télé? Dissonnace cognitive...

Rendu là, j'ai aussi le goût de dire que si Gilles Proulx avait dit le dixième de ce qu'il a dit contre le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada, au micro d'une radio russe contre le gouvernement russe, Nicolas n'aurait peut-être pas eu le temps de naître, ou il serait vite devenu orphelin.

Papa au goulag (les camps de travail forcé existent encore en Russie), ou papa mort.

Sais-tu comment le héros sur le poster que tu colles en te masturbant trop près traite les séparatistes chez lui, crétin?



Quand j'ai répondu en premier à Nicolas Proulx, je ne savais pas qu'il était le fils de l'animateur de radio que j'écoutais il y a près de 25 ans. C'est en surfant sur son mur Facebook que j'ai lu les "Bonne chronique papa", et "Papa revient au micro"... Tout ça est public au moment où j'écris ces lignes.

Beaucoup de drapeaux du Québec, et des croix ostentatoires. La "Sainte Russie"... Mais pas de valeurs démocratiques, et apparemment une belle grande bigoterie d'ultra-catho. Pas de problème si l'eau bénite a une teinte rougeâtre.

Tout ça En parfaite communion avec les habitudes de l'ultra-catholiscisme québécois: nationalisme, mépris des femmes, soutien des dictatures (régime de Vichy), haine des protestants anglo-saxons et de la juiverie. Poutine est bien d'accord avec ça aussi, on y respire l'encens de l'église orthodoxe russe à plein nez, dieu est de notre bord et nous autorise à tuer. On change de dieu si c'est Ramzan Kadyrov qui exécute, mais le résultat comme le bénéficiaire sont les mêmes.

J'oubliais de mentionner que papa Gilles a toujours aimé Dave Hilton, le père incestueux. Le frère de Dave, Alex, aussi boxeur, autre dossier criminel épais comme les Pages Jaunes, like régulièrement les posts de Nicolas. Le monde est p'tit.

Avec Gilles père et fils, on aime pas trop ça les petites filles qui se font violer. On veut protéger les gars, les frères Hilton, ou l'autre qui a essayé de tuer celle qu'il avait violé en la jetant dans le fleuve qu'il a appelé sur les ondes, "la petite garce" (2005).

Donc, dites-moi encore que Québec est la ville des radios poubelles, je connais bien où est le dépotoir des chemises brunes de Montréal: Regardez Proulx père et fils. C'est bien propre, ça porte la croix dans le cou, ça t'engueule en te traitant de bazoutalène, ça dénonce les autres qui blasphèment à Québec, les "américanisés"... mais, être vendu aux russes... ça c'est parfait.

Notre échange aurait pu rester sur Facebook, dans la mer de ces interventions sans intérêt, être oubliée après une semaine. Mais Nicolas tenait à répondre, et y aller d'une technique spéciale: Bannir l'usager auquel on répond pouir ne pas qu'il réponde, et ainsi garder le dernier mot, parce que l'autre ne peut même plus lire la discussion.

J'ai pu quand même lire, parce que je suis un peu plus futé que ça.

Je pourrai donc répondre...

C'est étonnant qu'un gars qui me parle d'auteurs "objectifs" n'en cite qu'un seul, spécifiquement sélectionné, et qu'il parle d'un dictateur comme d'un "grand homme" un "homme très intelligent", comme principaux arguments...

1- Vladimir Poutine est à la tête d'un régime qui entretient parmi les meilleures relations diplomatiques avec la Corée du Nord. Kim Jong Il, père de Kim Jong Un, a même pu visiter Vladimir Poutine deux fois Russie, ses rares sorties de Corée du Nord, toujours en train, parce qu'il a peur de l'avion. Son fils lui n'a pas peur de l'avion, il s'est procuré un Ilyushin 62, russe. Nicolas pourrait demander à papa comment ça se passe en Corée... papa Gilles y est allé l'an dernier.

Le train du Juche, en voyage en Russie... avec bien sûr le tapis rouge, on détourne tous les autres trains pour laisser le passage sur 7000 kilomètres.
Donnes-moi ta bouche


2- Boris Nemtsov corrompu? Voilà que Nicolas from Montreal, aurait décortiqué l'énigme... Un ancien premier ministre russe, d'un court mandat, du temps que la Russie était ruinée par l'effondrement de l'Union Soviétique (ce qui était pillé dans ce temps-là devait servir aujourd'hui). Le seul "corrompu" de cette époque, dans une opposition féroce au régime, que Poutine n'aurait pas eu le temps d'enfermer, torturer, tuer en prison, comme il a fait à bien d'autres. D'ailleurs, on a plus de chances d'être corrompu en étant dans l'entourage de Poutine que d'être mort tué par Poutine parce qu'on est un opposant de Poutine...

Elstine a été évincé du pouvoir par Poutine, lors du "bug" de l'an 2000. Il était corrompu, vrai, et les maîtres marionettistes avaient décidé d'enlever tout simplement l'intermédiaire. Tu devrais savoir ça Nicolas, tu sembles te prendre pour un esprit éclairé. En 2000, Poutine arrive de nulle part, carrière quelconque au KGB où oui, il était un subalterne, dans un emploi presque fictif en Allemagne de l'Est Si tu avais lu autre chose que des récits de renifleurs de flatulences mythomanes adorateurs de soutanes, tu saurais que l'histoire trèrs intéressante de Poutine, les deux mains dans la corruption, commence à peu près à la mairie de Saint Pétersbourg. D'ailleurs, la trainée de sang qu'on peut lui attribuer, celle qui suit ses pas, cette contagion de personnes atteintes de l'épidémie, commence là, au cabinet d'Anatoli Sobchak, mort très peu après l'accession de Poutine à la présidence en février 2000... une crise cardiaque. Il y a tellement de morts autour de Poutine, qu'on doit se demander si une simple crise cardiaque n'est pas un de ses vieux trucs de kgbiste. Entre Saint Pétersbourg et le Kremlin, en 1998 il devient grand patron du FSB, l'organisme successeur du KGB, lui qui n'était que colonel avant de démissionner (de manière ambigüe) du KGB. Il y a aussi cette histoire de blanchiement de milliards de l'argent des cartels de la drogue colombiens qui passe bien près de Poutine à cette époque, dans la mafia russe de Saint Pétersbourg...

3 - La CIA, les États-Unis, les occidentaux, ont essayé en vain de stabiliser la Russie, longtemps, et à plusieurs reprises. La Russie était bien trop pourrie pour être stabilisée selon des normes occidentales. Bien trop pourrie, et occuppée à éliminer la menace séparatiste dans le Caucase... Par épuration ethnique. Les mêmes qui ont guidé les tueurs de Milosevic en Bosnie, et qui ont pris le Donbass en 2014. Au cours du 20e siècle, à au moins trois reprises, la Russie a eu besoin de l'aide matérielle (militaire - des chars) et alimentaire pour subvenir aux besoins de sa population. Avant la 2e guerre mondiale, pendant, et lorsque Poutine prenait son pourcentage dans les années 90 à Saint Pétersbourg. Trois fois en moins de 80 ans, la Russie nourrie par les "méchants américains".



4- Assassinats politiques... La Russie du 21e siècle, et Kennedy tiré à Dallas. C'est pareil pareil pareil... On doit remonter aux années '60 pour se trouver un semblant d'argument... risible. Kennedy éliminé par la mafia, Poutine qui élimine, fait éliminer, parce qu'il est la mafia.

5- Finalement l'argument massue du "peuple heureux". Là aussi, j'ai le goût de citer la Corée du Nord, car on y fait aussi croire que le peuple est heureux dans les médias d'état. Comment le peuple russe peut-il être si heureux... avec 20 millions de population de moins qu'il y a 20 ans. Ça fait pas mal de monde qui sont allé chercher leur bonheur ailleurs...

Le "bonheur russe": Il n'y a pas que l'Ukraine qui a perdu des milliers de maisons grâce à une guerre de 9000 morts pour alimenter le survivalisme russe. Tatiana Samokhval et sa fille dans ses bras tandis que leur maison dans le quartier Adler de Sotchi est démolie le 19 septembre 2012 pour les JO de Sotchi de 2014. 51 milliards $ pour préparer les jeux. Mais zéro kopeck pour Tatiana et sa famille. Source: Human Rights Watch photo de Mikhail Mordasov.

6- Les insultes n'ont jamais tué personne, pauvre petit... Si je te traites de con, c'est parce que tu agis, et que tu parles en con. Ais-je besoin de te faire entendre ton père? Est-ce qu'il t'a élevé en te sacrant après comme il a sacré contre ses collègues pendant des décennies?

Alors, oui, t'es vraiment un p'tit con. Tu peux bien citer DeGaulle... le mythe, un autre personnage ambigu, jamais capable de reconnaître la main qui l'a nourri. Celui pour qui, il a fallu arrêter l'avance des américains, britanniques, et canadiens, en France en 1944, pour laisser passer le général, qui voulait entrer dans Paris avant les autres, avant ceux qui ont ouvert le chemin.

Je dois cependant conclure que ton héritage politique est davantage celui de Pétain, le retour aux bonnes vieilles valeurs de la religion, les colons, leur collaborateur.

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Les "j'aime" de Nicolas Proulx...


dimanche 31 janvier 2016

Le fantasme de la narco-république des potteux VS LA RÉALITÉ

Que l'on soit pour ou contre la légalisation de la marijuana... on peut se permettre d'interpréter une étude sur la question des retombées pour les gouvernements faite par une grande banque canadienne: On parle de 10 milliards dans le scénario le plus optimiste de REVENUS. Pas besoin d'avoir votre titre comptable pour comprendre que des REVENUS ne sont pas des PROFITS.

Article La Presse

Les journalistes qui font leurs textes avec empressement en flottant sur un nuage de fumée eux, ne font pas la différence. Mettons qu'il reste 5 milliards de dollars dans les coffres des gouvernements (très optimiste)... L'assiette de taxation se ferait 50-50 Ottawa/provinces, Ottawa garderait alors 2,5 milliards (en passant, on prévoit des déficits de 25 milliards dans les prochaines années) et les provinces se séparent l'autre 2,5 milliards (selon leur poids démographique).

Petite "règle de trois", ça donne à peu près 600 millions par année à la province du Québec... PIS VOUS ME "TITREZ" (LCN entre autres) QUE VOUS ALLEZ "Renflouer les coffres" avec ça? Mais vous êtes malades?




ÇA ne paie MÊME PAS UN AN d'augmentations aux médecins!!! Ça ne paierait même pas le budget -provincial- en culture!!!

Le dernier budget Leitao (2015-16) donne le chiffre total de 100 milliards pour les "revenus consolidés"... Donc, on parle de 0,6% des revenus du Québec, pour une légalisation taxée selon ce qui ressemble à l'étude la plus sérieuse sur le sujet jusqu'à maintenant.

BRAVO LES POTTEUX! Vous savez compter! 

Merci Justin!

Va falloir en fumer de l'herbe pour dire qu'on devient riches avec ça!

Pourquoi? Pour une très bonne raison que personne n'a mentionné jusqu'à maintenant: L'argent que le gouvernement va prendre ROULE DÉJÀ dans l'économie, au noir.

Pouf! Le ballon dégonfle?

C'est l'écran de fumée de la légalisation... La "magie" au service de l'État... pour remplir de quelques gouttes de plus les coffres afin de bien nourrir les corporations syndiales des employés du public, pour qui, l'état ne prélève jamais assez d'argent dans l'économie, dans les poches des contribuables pour bonifier leurs conventions collectives.... quitte à enfumer nos jeunes en leur disant que ça n'a rien de grave.

Hypocrites!

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samedi 26 décembre 2015

"L'excellence québécoise" à l'oeuvre à la RAMQ en cadeau de Noël...

En cette fin d'année un peu rocambolesque, j'aurais pu vous faire un texte sur la nostalgie des Noëls d'antan, la bonne dinde et le cipâte, les enfants bien peignés, les petits garçons habillés de leur débardeur, et les mon'oncles bien ronds sur le gin... ou bien sur les menaces envers nos sapins de Noël faites non pas par des intégristes musulmans... mais bien par des fonctionnaires un peu cons (la tête de l'emploi parfois) qui prennent les devants dans la "soumission zinclusive".

2015 a été l'année du futur de Retour vers le futur, mais dans ce futur, on a perdu notre magasin du futur. Les salles de spectacles et les salles de rédaction de médias deviennent des lieux ciblés pour les terroristes islamistes... Mais automatiquement, on continue de décrire l'islam comme étant une victime comme si des commentaires désobligeants sur une croyance étaient plus graves que des centaines de morts, des vies volées.

Non. Fin de rétrospective, le monde va vers demain!

J'ai plutôt le goût de m'en prendre au cadeaux de Noël que certains reçoivent au Québec.

Des cadeaux de Noël que nous payons tous, par nos taxes et impôts, faits à des groupes d'intérêts qui se sont donné la mission de détourner légalement les fonds de l'état devant servir à soigner les malades et instruire les enfants.

Il y a la fonction publique qui empochera un bon 9% d'augmentations de salaires, au lieu des gels proposés... et on se demande bien... Mais pourquoi tout ça? Pourquoi avoir provoqué les centrales syndicales avec des offres aussi basses, si la "négociation" allait au bout du compte tout donner... comme d'habitude, à crédit?

Journées de grèves... enfants à la maison, semble-t-il pour leur plus grand bien... Finir avec non pas une moitié de poire, mais bien un quart de poire... "coupée en deux".

Bof... Depuis que Jean Charest a enterré sa réingénérie... Comment se surprendre d'un gouvernement libéral qui s'effouare après avoir bombé le torse?

Non... Les cadeaux que je vais dénoncer sont plutôt passés en-dessous de la table, ou avec une certaine collaboration du milieu journalistique, "vendus" à la population comme étant de bien bonnes choses pour des gens... vraiment dans le besoin. Non je ne parle pas ici de bénéficiaires de paniers de Noël qui jettent aux poubelles les denrées que vous leur avez donné, parce que vraisemblablement, ils n'ont pas assez faim.

RAMQ: "médicament préventif" de 900$ par mois pour la sodomie, mais rien pour un cancer

Vous avez certainement déjà lu des cas dans les journaux où un patient atteint d'un cancer, se voit refuser le remboursement par la Régie de l'Assurance Maladie du Québec (RAMQ), et où doit aller se procurer des soins ailleurs dans le monde, comme en Allemagne, ou un peu moins propre et moins cher, en Inde... Parce qu'ici on a un "Institut d'excellence" en Santé et services sociaux...

Cet "Institut d'excellence" se qualifie lui-même d'excellent, c'est à dire, qu'il doit TOUJOURS prendre la bonne décision sur un traitement... que si ce traitement est autorisé et remboursé en Ontario, et qu'il ne l'est pas ici... c'est forcément parce que "l'Institut excellent du Québec" a raison, et que les ontariens ont tort.

Ce sont eux qui décident selon leurs critères. Habituellement, les excellents du Québec refusent plus de traitements aux patients québécois que ce qui est accessible en Ontario ou ailleurs au Canada. On dit parfois comme justification: "Ça ne vaut pas la peine"... "il ne fait que prolonger un peu la vie"... alors qu'ailleurs, pourtant, on trouve qu'il vaut la peine. Et sur quelle base on détermine ce qui "vaut la peine" ou pas? Le coût? L'importance du patient? La valeur du temps qu'il lui reste? N'attendez pas de réponses à ces questions...

Or, il y a un médicament qui réduirait de 86% la transmission du VIH chez les hommes gais qui ne se protègent pas. Ce médicament est le Truvada. Il est remboursé par la RAMQ, comme en France, mais pas ailleurs. Le reste du monde qui ne connaît pas l'excellence québécoise, s'est sans doute dit, que ça "ne valait pas la peine" de payer 900$ par mois pour un traitement préventif devant servir à ne pas se protéger.

900$ de condoms... ça fait une grosse boîte. Vous me direz que des condoms ça peut briser? J'aimerais bien qu'il y ait des études au détecteur de mensonges sur ceux qui disent qu'ils pètent des "capotes". Tout le monde ment... dit Dr House.

Dr Réjean Thomas, Docteur SIDA, est bien embêté qu'on lui en parle: Il le prescrit à titre préventif. Lui ce qui le dérange dans la vie, c'est que le système de justice poursuive ceux qui infectent leurs partenaires sexuels d'une maladie mortelle, en le sachant. Il a ouvertement pris position contre les poursuites criminelles de ceux qui savaient qu'ils donnaient le VIH à leurs partenaires sans leur dire. Pour Dr Thomas, l'injustice c'est le VIH... c'est pas des gens qui n'ont rien fait pour être malades d'un cancer du pancréas et que la RAMQ leur dit d'aller crever.

Avec les années, malgré les comportements de quelques-uns dans la marge, la plupart des gens raisonnables ont décidé de prendre certaines précautions. L'époque d'avant les années 80 où le fait d'être "volage" ne pouvait qu'amener une "chaude pisse", des maladies qui se soignent avec un simple antibiotique est terminée depuis longtemps.

Donc, vu que la décision vient du même organisme "excellent", avec l'aval de certains médecins qui agissent en-dehors du cadre de Santé Canada en prescrivant ce médicament à titre préventif, remboursé par la RAMQ... je me dois aussitôt de mettre ça en opposition avec cette excellence qui décide que monsieur X n'aura pas un tel traitement "Z" contre son cancer avancé, traitement pourtant prescrit ailleurs pour des cas "Y" comme le sien... Parce que Santé Canada n'a pas permis ce traitement "Z" dans le contexte de son cas "Y".

Pour faire simple: Ce qui est bon pour pitou qui veut "zigner" non-protégé, n'est pas bon pour minou qui est vraiment malade.

Moi ça m'écoeure et ça me révolte.

J'y vois l'action d'un lobby assez puissant qui passe devant les autres dans la liste d'attente des "priorités prioritaires".

Ah mais non... Tu fais des "amalgames", t'es un "phobe"!

C'est pourtant détourner les fonds voués à soigner les malades pour que d'autres aient moins de chances d'avoir le VIH avec des relations anales non-protégées.

Le lobby du pot récréatif payé par nos taxes 

J'en ai un autre exemple d'un lobby qui est très fort dans les médias... Celui des fumeurs de "pot récréatif".

Au début, la Cour suprême a autorisé que des gens puissent fumer du "pot médecinal"... qui doit être prescrit. La décision était celle de juges, visant à ne pas l'interdire... Ce n'était pas une décision de médecins, ni de Santé Canada après des études approfondies, du genre que tous les médicaments doivent passer avant la commercialisation.

J'entendais à la radio il y a quelques semaines, dans l'émission de Richard Martineau, un "patient" qui fumait plusieurs grammes de pot par jour payé par la RAMQ... parce qu'il a mal au dos. La CSST enquête souvent sur des gens qui se font payer 90% de leur salaire pour rester à la maison, parce qu'ils ont très mal au dos ou bien à un poignet, à force de se prendre le beigne. Parfois on les prend en photo à passer à la grande hache des cordes de bois, refaire leur terrassement.

Bref, tu as mal au dos, on a rien pour le prouver, tu dis que les vrais médicaments contre la douleur peuvent tuer en cheval ne fonctionnent pas et que le pot pour toi fonctionne, prescription à l'appui, "pot de problèmes", les payeurs de taxes en plus de te payer la CSST vont te payer une once de pot par mois.

Ça ne dérange personne. Même quand dans son témoignage, le gars gelé de sa voix grasse, tousse ses poumons, nous dit que la mari, bien ça guérit le cancer.

Encore, lorsqu'un fraudeur de la CSST sera pris à pelleter sa neige collante à bras, avec ferveur, il pourra toujours dire qu'il a pu le faire parce qu'il a fumé un gros joint, mais qu'il ne peut pas cependant reprendre son travail au bureau... parce qu'il est trop confus.

"Parce qu'on est en 2015", comme l'a si bien dit notre premier ministre fumeur de joints, la science, le jugement, on a plus besoin de ça... Il y a même un patient dépressif interné à l'hôpital au Nouveau Brunswick qui se plaint de devoir sortir dehors fumer son "pot médecinal", une substance pourtant reconnue pour amener... la dépression. Il veut la vapoter en-dedans, ça le fatigue de devoir sortir, le pauvre...

Le système est farfelu comme ça... et tout est normal.

En conclusion,

Un gros joint payé par la RAMQ, un cockring pur noisetttier avec un peu de Truvada payé 900$ par mois aussi par la RAMQ... Tous vos problèmes seront réglés! C'est garanti!

Reste juste à embaucher Dr Marcel Leboeuf directement au gouvernement!

"Parce qu'on est en 2015"... On va vapoter tout ça...

Vous avez un cancer? On aura "l'aide médicale à mourir" (A.K.A euthanasie) pour vous. Ce que le système vous dit, c'est que vous ne valez pas une sodomie... Et allez donc vous faire foutre!

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Références:

Étude sur le Truvada en cours en 2012 à Montréal, source Radio-Canada: http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/12/04/001-antiretroviral-truvada-test-efficacite-recherche-medicament-montreal-sida.shtml

La RAMQ ne sait pas si un médicament de 900$ par mois est remboursé pour un malade ou à titre préventif: http://plus.lapresse.ca/screens/bd841807-785e-4691-a71d-4800a1e89bae|S.2yVbMFD0pV.html

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lundi 16 novembre 2015

Tellement québécois...

Le supposé "pacifisme culturel québécois" devrait être un jour un sujet d'études pour chercheurs sérieux en sciences sociales.

Après le massacre du vendredi 13 novembre 2015 à Paris, qui survient à peine 10 mois après le commando jihadiste contre Charlie Hebdo réveille les réflexes d'une des pseudo-idéologies (n'a pas l'étendue d'une vraie idéologie) les  plus surfaites et les plus regrettables à dominer le paysage médiatique Québécois, et encore plus avec toutes les petites vedettes de province qui prennent la parole sur les médias sociaux.

La prise de position très peu étoffée d'un Patrick Huard en campagne électorale fédérale avait causé un certain malaise chez les lucides, mais a consolidé dans une autre part de la population loin d'être négligeable une idée selon laquelle toute frappe militaire contre une MENACE ÉVIDENTE contre nous, l'Occident, n'était pas justifiable.

Justin Trudeau a été élu avec une majorité, un résultat plus fort que prévu, ce qui a placé cette mouvance de mollesse et de pensée magique au pouvoir d'un pays du G7. Justin a averti dès le lendemain, que tel qu'il en avait fait la promesse, que ce sera bientôt la fin de frappes aériennes contre l'E.I... laissant tomber la coalition, et lançant le message au monde que faire son devoir n'est plus nécessaire.

Certains parlent que les québécois sont plus "solidaires"... Corrigez-vous tout de suite si vous croyez de telles sottises: Les québécois sont solidaires dans leur égoïsme. C'est lorsqu'il est question de LEUR convention collective du gouvernement, LEURS versements de péréquation, LEUR chèque de chômage saisonnier le plus longtemps possible dans l'année... LEURS subventions en culture... et-cetera...

Les responsabilités, le devoir, l'implication, on se tient très loin de tout ça.

Le devoir de se mobiliser pour libérer la France lorsque l'occupant allemand régnait sur Paris... Non à 80% en 1942. Trudeau papa était parmi les anti-conscriptionnistes, aux côtés des nationalistes, en fait, bien plus proches idéologiquement du maréchal Pétain que du général De Gaulle.

Solidarité avec Paris? Tant que c'est juste pour du braillage et des lampions... Les lampions, nous on connaît. On a beau être sortis des églises catholiques, de sous les soutanes des prêtres pédophiles auquel on a confié des générations d'enfants à violer, on est toujours là pour avoir des pensées niaiseuses et des voeux pieux vers l'au-delà et Gaïa pour régler les problèmes, plutôt que de se cracher dans les mains et de se mettre au travail.

Des prières pour Paris... comme si le monde ne priait pas déjà assez. Comme si cela avait déjà changé quelque chose...

De vraies chèvres...

C'est alors que Mitsou saute un fusible...



Elle le fait dimanche le 15 novembre sur l'heure du souper, après qu'on ait annoncé que la France avait fait une frappe à Raqqa en Syrie.

Entre le 13 novembre, jour des attaques de sauvagerie de l'état islamique à Paris et le dimanche soir, à l'annonce des frappes françaises, Mitsou a publié sur son compte Facebook sur le Yoga le dimanche matin... un flirt d'une certaine Sylvie avec un comédien samedi matin (désolé de ne pas avoir lu plus en profondeur... pas intéressant, surtout ce jour-là)... et un autre post sur les enfants qui étudient avec les amis via Skype.

Bref... la guerre qui fait surchauffer la boîte électrique de Mitsou, c'est quand les mirages français bombardent un camp d'entraînement de l'état islamique et un dépôt de munitions... Pas un mot sur sa page sur l'attentat sanglant à Paris, une ville que j'espère qu'elle a visité, la capitale de ceux qui sont supposés être nos cousins.

On a besoin des extra-terrestres pour nous unir! 


WOW.

Ça c'est tellement québécois!

On constate qu'en à peine douze heures, elle a eu près de 3000 "likes", et 338 partages... très peu de commentaires qui critiquent... beaucoup d'âneries habituelles.

Et encore... c'est pas comme si c'était la première fois que la France bombardait les pauvres petits coupeurs de têtes à Raqqa ou ailleurs sur le territoire contrôlé par ces barbares...

Le voilà le "drapeau blanc" de Mitsou... ça fait saigner les yeux et les oreilles... En fait, son drapeau, elle peut bien se le carrer quelque part.



Quand t'es cheap et injuste...

Samedi, je tombe sur le mur de l'animateur Yves Laramée. Ce qui le révolte le plus au soir des attaques à Paris, c'est que selon lui, Richard Martineau crinque les racistes-idiots-consanguins de Québec adeptes de la soi-disant "radio-poubelle" contre les pauvres musulmans du Québec victimes de quelque chose... quoi? On ne le sait pas.

Cliquer pour agrandir
D'autres ont arboré un signe de paix comme avatar de profil... tout en réclamant une vengeance... contre tous les musulmans... une démonstration d'incohérence profonde (Non Yves, c'était pas nécessairement chez ceux qui suivaient Martineau).

Les niaiseries ne s'arrêtent pas là... Ailleurs, j'ai vu le partage d'un texte de fausses nouvelles, qui disait que Poutine attendait l'accord de l'Occident pour larguer des bombes nucléaires sur l'état islamique, que même si on disait que c'était totalement faux, la discussion sur la possibilité de le faire continuait sans gêne avec des commentaires comme "oui Poutine y'a pas peur lui"... Comme si le fait qu'il n'avait pas à justifier ses décisions auprès de l'électorat étant donné qu'il est un dictateur, était un "détail".

Les québécois manquent souvent d'éducation, d'humilité, de courage, et de décence. Pas tous, mais beaucoup... et je me sens obligé de le spécifier, parce que souvent, on est lus au premier degré, et plusieurs se sentent attaqués par de telles généralisations. Pis y'a ceux qui veulent un pays... Dites-moi donc à quoi servirait ce pays déconnecté qui déconne dans le monde actuel?

Le monde n'a pas besoin d'un pays insignifiant de plus qui siègerait à l'ONU sans jamais vouloir s'impliquer, jamais se salir les mains, jamais être solidaires lorsque ça compte et de la façon que ça compte.

Point médias...

La couverture du 13 novembre au Québec a été assez difficile. Lorsque ça vient de se produire, 18 heures, TVA-Québec CFCM, la station de la capitale se déconnecte du réseau et nous parle d'Expo-Québec et des grévistes de l'état... sur les 30 minutes de son bulletin, Pierre Jobin passe 5 minutes sur Paris, lorsque le décompte officiels des morts dans les médias passe de 18 à 60 et que l'assaut pour libérer la salle du Bataclan est donné. "Vous croyez à la thèse terroriste?" lance-t-il maladroitement à une journaliste française en direct. Un autre vers 17 heures à RDI se demande si l'attaque est coordonnée...

Est-ce que c'est parce qu'on a peur d'appeler les choses par leur nom, parce qu'on est loin, parce que le marché est petit, donc épuisé de talent, qu'on a ça comme résultat?

Peut-être est-ce encore qu'on pourrait faire mieux si on se donnait la peine... si on faisait un peu plus.

À quelque part entre les discours lamentables sur les amalgames et la remise en question imbécile de la "solution sécuritaire" en vue de nous exposer directement aux prédateurs à RDI avec Anne Marie-Dussault qu'on est pas capable de mettre à la retraite, il fallait zapper entre TV5, BBC News et CNN ou des connections via internet vers d'autres médias français.




mardi 13 octobre 2015

À visage découvert

Verser deux chèvres et des afghanis à une famille pour se marier à une niqabée
de 30 ans plus jeune, ça ressemble à ça... femme-bétail.
Voici le mari de madame assermentée le visage couvert. Elle a 29 ans... Comme dans le moyen âge, le mariage est arrangé clé en main, moyennant un montant, des biens et/ou du bétail... J'invente rien, c'est écrit dans leurs lois, la charia qu'ils chérissent tant. Selon Tarek Fatah toute la famille est liée au groupe radical Jamat-e-Islami qui a été banni comme groupe terroriste au Bangladesh. Le parti était impliqué dans le génocide de 1971 (anglais). Maintenant la question: Pourquoi tout ce monde là est entré au pays? 

On a oublié...

Un règlement interdit de manifester à visage couvert depuis 2012 à Montréal... mais à l'assermentation de la citoyenneté c'est ok...

Pour venir au Canada, on doit obligatoirement s'identifier lors de l'embarquement à l'aéroport... Mais pas besoin de se montrer le visage au moment de prêter serment...

On nous dira que ce symbole n'est pas important...

Pas juste ça... Élections Canada qui s'est faite une réputation de violeurs de scatophages de fumier, en vendetta contre les conservateurs depuis 10 ans, exigent maintenant plus de documents d'identification avec l'adresse. Avoir sa carte d'électeur et un passeport n'est pas suffisant. Avoir son permis de conduire et sa carte d'électeur, ça va si vous n'avez pas déménagé récemment... Donc, ça complique et retarde le vote, cela pour des gens honnêtes qui n'ont rien à cacher... Même pas leur visage.

Il est plus simple de n'avoir aucun document, d'arriver couvert sous une bâche, et de prêter serment... couvert. Et hop on vote!

Les crétins muticultis qui conservent des coupures de journaux en scrapbooking des photos de PET depuis 1970 tentent par tous les moyens de rendre ce pays minable. Ils prolifèrent dans la fonction publique. Ils remettent en liberté des criminels, permettent à des niqabées de prêter un serment sans se montrer le visage, font des vidéoclips minables contre le gouvernement élu pour lequel ils travaillent.

Tony Turner est un employé d'Environnement Canada qui est suspendu et sous enquête pour avoir violé le code d'éthique de la fonction publique fédérale grâce à son chef d'oeuvre "Harperman"... Avec ce clip, je lui suggère un nom de groupe pour sa chorale de l'âge d'or... "Tony Turner et les téteuses"... ou encore "TTT"... T'a pogne tu?

Les autochtones...

Une des choses que disent les bonhommes 7 heures qui font peur avec Harper depuis 11 ans... c'est que le gouvernement n'aime pas les femmes autochtones qui se font tuer, parce qu'il refuse un genre de commission sur la question. C'est une façon de dire à la fois que Harper est un anti-femmes et un pro-meurtre, mieux, meurtre de femmes autochtones... Ajoutons l'assaisonnement de la sauce raciste.

Ce genre d'argumentation débile et mensongère fonctionne bien pour Tony et ses téteuses, une bonne part des télespectateurs de Tout le monde en parle, et quelques autres.

Qu'est-ce que changerait une commission sur le surnombre de meurtres de femmes autochtones, pour la plupart, tuées par leur conjoint autochtone? Qu'est-ce que le fédéral peut faire de plus pour empêcher quelques ivrognes batteurs de femmes dans quelques bleds perdus? Qu'est-ce que suggère l'opposition derrière cette idée, et qu'est-ce qu'ils pourront changer avec ça s'ils prennent le pouvoir?

Ces corniauds sont déjà en train de déplorer qu'il y a trop d'autochtones en prison...

Fin du dossier: C'est à la police de faire les enquêtes sur les crimes pour trouver les coupables pour les mettre en prison. Pour ce qui est des problèmes sociaux à régler dans certaines réserves, c'est aux autochtones qui demandent toujours plus d'autonomie et moins d'ingérence, de les gérer et de les régler. Qu'ils se fassent leur commission... rien ne leur en empêche. En fait, c'est essentiellement LEUR problème si l'on respecte la logique de toutes leurs autres revendications.

Parlant revendications autochtones, la fraudeuse Theresa Spence (tournée en héroïne par Radio-Canada) ne nous a toujours pas dit combien elle avait perdu de poids dans sa grève de la faim de 44 jours... où elle mangeait tous les jours. À l'oeil... pas beaucoup. C'est très silencieux depuis sa fausse grève à son sujet... Mais on a tous vu des z'artisses, ou wannabe z'artisses anti-Harper sur Facebook se mettre des plumes sur la tête en solidarité lors de ce festival du mensonge.

Moi c'est fait...

Beaucoup de monde au bureau de vote par anticipation hier... une bonne demie-heure d'attente, mais c'est fait. Pour la première fois depuis que je vote (au fédéral depuis 1997), j'ai du attendre. Attendre dans le public qui attend implique que des discussions politiques éclatent devant et derrière. Le comble, ça politicaille direct derrière moi... Un homme mi-quarantaine... dit au couple qu'il semble connaître derrière lui...
"La première fois qu'il a été élu... je me disais que le monde voulait du changement... je me disais que ça ne durerait pas... La deuxième fois, je ne comprenais pas... la troisième... J'étais renversé... Je ne peux pas croire qu'il va être réélu..."
Sans qu'il ne l'ait nommé, on sait de qui il parle...

Vu qu'il parlait suffisamment fort pour que les 2-3 personnes devant moi et que les 5-6 jusqu'à la porte derrière entendent dans ce corridor étroit... j'ai donc ajouté:
"Bien, je suis prêt pour la quatrième et la cinquième..." 
...un peu surpris, il se reprend:
"Bien c'est ça qui est beau en démocratie... chacun ses valeurs"...
Le problème illustré dans cette situation, c'est que normalement, je devrais prendre mon trou, et ne pas montrer mes couleurs, alors que partout autour de moi, et dans les médias, ce que l'on martèle, sous-entend à sens unique, surtout à Radio-Canada, c'est qu'on devrait avoir honte, même si au Québec on est selon des sondages entre un sur cinq et un sur quatre. Je serais quelqu'un qui est pour la destruction la planète, je vote pour un fourbe anglophone qui est le diable en personne, je suis supposément un méprisable inculte qui vit en banlieue, pire, à Québec... 

Non. Je ne comprends pas pourquoi je devrais me taire et avoir honte, donner raison à ceux qui veulent me définir comme étant la honte du pays. Je suis papa, travailleur, contribuable, instruit, érudit, responsable, mari, bricoleur, ami, informé, intelligent, conscientisé, curieux, passionné, personne ne me dira le contraire et je suis bien convaincu d'avoir les valeurs à la bonne place.

Pis La Presse prend pour les libéraux de Trudeau... Ah bien tu me surprends!

***
P.S. Non... je n'ai pas utilisé de déguisement, et je n'ai vu personne de déguisé. Si je m'étais mis un drap sur la tête... je l'aurais enlevé pour l'identification, le message étant passé de toute façon.

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mardi 29 septembre 2015

Citoyenneté révoquée: Citoyenneté à deux vitesses?

Je n'avais pas encore beaucoup parlé de la campagne électorale, parce que moi aussi j'ai pris des vacances en août... et que la véritable campagne semble bien avoir pris son envol à la mi-septembre.

Thomas Mulcair pense très fort, mais pas assez

C'est là que les sondages ont pris contact avec la réalité que deux chefs de partis principaux étaient des lunatiques, des incohérents, des déconnectés du monde réel. La question du niqab en est un excellent exemple... mais le dossier de la révocation de la citoyenneté illustre aussi le même problème et en soulève un autre: Le Canada n'a pas d'alternative à Stephen Harper pour diriger le pays.

En débat et devant les médias, après cette affaire du niqab, Trudeau et Mulcair jouent une drôle de carte devant les électeurs canadiens: Celle de la bonté infinie du pays qui montre l'autre joue et qui lance le message au monde entier que sa citoyenneté peut être donnée à des gens hostiles, aux valeurs incompatibles, et le visage caché.

En prenant position contre la mesure proposée par le gouvernement sortant de Stephen Harper, de révoquer la citoyenneté à des gens reconnus comme terroristes, ils s'affirment comme ceux qui pardonnent n'importe quoi d'emblée et acceptent que la valeur de la citoyenneté canadienne soit amoindrie à un simple document, et comme dans le dossier du niqab à l'assermentation, bafoue le sens profond de l'allégeance à notre pays. Mais cela ne s'arrête pas là, ils mentent par leur argumentation.

Épreuve des faits:

Depuis 1977, le Canada a retiré 54 fois la citoyenneté à des immigrants. Par exemple, si quelqu'un obtient sa citoyenneté sous de fausses déclarations... ou encore, si la personne a été déclarée criminelle de guerre. C'est arrivé sept fois pour d'anciens criminels nazis. Or, en 2015... Deux candidats au poste de premier ministre, Justin Trudeau ET Thomas Mulcair NE VEULENT PAS QUE L'ON APPLIQUE CETTE MESURE À DES TERRORISTES, qui par définition, sont des criminels de guerre, criminels contre l'humanité, et des gens qui obtiennent la citoyenneté sous la fausse représentation de n'accorder aucune valeur à son serment de citoyenneté.

Sur cette base, leur "ami" Omar Khadr, reconnu coupable d'avoir tué pour une organisation terroriste ne pourrait même pas perdre sa citoyenneté, car il est né à Toronto.

Mais cela s'appliquerait à son père, s'il n'était pas parti pour rejoindre quelques dizaines de vierges un peu prématurément, mais pour le plus grand bien de l'humanité.

Bref, ça vise les indésirables, les traitres, ceux qui viennent faire du mal chez nous, ceux dont personne de sensé ne veut.

Pourquoi faut-il que Justin Trudeau et Thomas Mulcair poussent leur inconscience et leur délire idéologique jusqu'à ce point? Qu'est-ce que des combattants de l'état islamique ont de "meilleur" que des criminels nazis pour recevoir un traitement différent, préférentiel, ce par rapport aux 54 personnes qui ont perdu leur citoyenneté canadienne depuis 38 ans?

Cette information est très difficile à trouver, elle est essentiellement disponible en anglais et bien cachée sur la toile. Il semble que cela ne tente pas tant que ça aux journalistes de Radio-Canada, très intéressés par des hausses de financement promises par Mulcair et Trudeau, de faire "l'épreuve des faits" sur cette question: Est-ce vrai que l'on ne doit pas révoquer la citoyenneté à des immigrants qui se sont avéré des terroristes parce que cela créerait une 2e classe de citoyens?

La réponse, c'est qu'il y a déjà deux classes de citoyens canadiens pour ce système qui fonctionne depuis 1977, soit depuis l'époque de Trudeau père... Il y a ceux qui sont nés au Canada et ceux qui ont été naturalisés et qui peuvent dans des circonstances très exceptionnelles, se voir révoquer leur citoyenneté.

Le Canada serait-il une exception dans le monde de vouloir faciliter la révocation de citoyenneté? Vérification faite, l'Australie et le Royaume Uni peuvent révoquer la citoyenneté à une personne avec une justification aussi vague que dans "l'intérêt du public".

Encore, Trudeau, Mulcair, et Radio-Canada mentent: Omission, dissimulation, fallacie, et fourberie.

L'intérêt du public canadien ce n'est pas ce que Trudeau et Mulcair proposent: c'est plutôt que les terroristes aient la vie la plus dure possible au Canada et qu'ils puissent être retournés là d'où il viennent, en autant que possible, pour être jugés pour leurs crimes contre l'humanité.

Dehors les vidanges!



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