vendredi 12 décembre 2014

Torture dans la guerre au terrorisme : Mais qui donc s'indigne?


Regardez qui se permet de donner des leçons...


Amnistie Internationale fait remarquer que l'usage de la torture en Russie est répandue et fait partie des méthodes traditionnelles pour obtenir des aveux.

Plusieurs cette semaine, comme le régime poutiniste russe, s'indignent en choeur suite à la publication d'un rapport sur les méthodes utilisées par la CIA auprès de certains détenus dans le cadre de la guerre au terrorisme menée depuis les attentats du 11 septembre 2001, qui, rapellons-le, ont fait près de 3000 morts, des civils, sur le sol américain.


«Qu'étions-nous supposés faire avec Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau présumé du 11-Septembre? L'embrasser sur les deux joues et lui demander:"S'il vous plaît, s'il vous plaît, dites-nous ce que vous savez"? Bien sûr que non!»

Est-ce que je cautionne la torture?

Je ne vois pas cela comme ça.

Si je peux sauver la vie de 100 personnes, des civils innocents, en ESSAYANT de faire tout ce que je peux faire pour faire parler quelqu'un à la manière Jack Bauer... essayer de faire parler quelqu'un dont nous savons hors de tout doute que c'est une sale ordure... C'est une chose. Je ne crois pas au relativisme désolant qui veut placer le waterboarding, ou l'écoute prolongée de Metallica à tes terroristes à Guantanamo, sur un pied d'égalité aux viols de femmes esclaves aux mains du groupe état islamique, de l'utilisation de toutes les méthodes de torture possibles par les régimes de Al Assad en Syrie (ce qui a mené à la révolte et au gâchis en cours depuis près de 4 ans) ou du travail forcé des prisonniers politiques condamnés pour "hooliganisme" par le régime de Poutine en Russie.

Non... ça ne se compare pas du tout. Il n'y a aucune équivalence.

D'un côté arracher des ongles pour qu'un opposant du régime donnera n'importe quel nom à ses bourraux, de l'autre, tenter d'éventer des complots d'attentats contre des civils.

D'autant plus qu'une bonne part de ceux qui s'indignent cette semaine, sont les mêmes qui soutiennent contre les États-Unis et l'Occident en général, des régimes qui sont reconnus pour faire usage à très grande échelle, de véritable torture: L'Irak de Saddam Hussein, la Russie poutiniste, ou encore, supportent le romantique régime castriste à Cuba qui a détenu des gens pendant près de 40 ans dans des "camps de rééducation" parce qu'ils ont dit ce qu'ils pensaient, et où la torture encore était une méthode répandue.

Pourquoi tant d'indignation sur des histoires que l'on connaissait déjà depuis des années, et si peu d'indignation sur tout le reste la torture dans le monde? C'est suspect.

Le mieux avec la torture, serait bien sûr de ne jamais avoir à s'en servir. Mais comment pouvons-nous promettre à ceux qui rêvent de tuer des millions d'occidentaux, prêts à tout pour y arriver, des découpeurs de têtes, que nous ne leur ferons jamais aucun mal?

Pour moi le plus désolant de ce rapport, c'est qu'à des fins politiques, certains rendent publiques beaucoup trop d'informations qui devraient demeurer classifiées, pour des questions de "sécurité nationale".

Ces informations serviront justement à démoniser les États-Unis dans la propagande des régimes les plus répugnants de la planète. C'est la même chose avec le travail de Julian Assange et d'Edward Snowden... Utiliser l'eau de javel à main nues... s'auto-torturer, pour laver plus blanc que blanc, alors nos ennemis sont morts de rire devant notre bêtise et le linge trop et pas assez blanchi à la fois.

Sérieusement, qu'est-ce qu'une administration démocrate aurait fait après le 11 septembre? Les Bush-haters sont parfois convaincus que les États-Unis ont été frappés à cause de Bush, alors que le 11 septembre était en préparation plusieurs années avant son arrivée à la Maison Blanche... et d'autres, plus déséquilibrés, sont convaincus que c'est Bush qui a commandé le 11 septembre pour "envahir l'Irak et voler le pétrole".

Ajoutons, qu'au sein même du parti républicain, une certaine frange critique l'usage de drônes dans des opérations qui visent à neutraliser, tuer, des terroristes. Personellement, je les trouve bien naifs. Le drône fait à lui seul un travail qui s'est avéré impossible: traduire en justice des terroristes arrêtés sur une scène de guerre... On ramène des problèmes au pays, puis un jour on les relâche. "Voilà ton pardon, va, et ne peche plus".

Pour moi le drône, dans une opération bien ciblée, où on évite le collatéral, c'est l'idéal. On pourrait s'en servir beaucoup plus, à beaucoup plus d'endroits. Ils sont l'arme chirurgicale à développer, l'efficacité ultime pour éliminer les pires menaces, tout en évitant les pertes de personnel militaire. On évite surtout l'occupation du territoire, longue, pénible, coûteuse, comme en Irak.

L'administration Bush a justement trop voulu faire dans les règles, arrêter les terroristes pour les traduire en justice, les soigner, les empêcher de se suicider, leur donner un coran, alors que dans d'autres guerres, on aurait tout simplement nettoyé la place, gardé uniquement comme prisonniers ceux qui se rendent sans résistance. Les croyances religieuses du président Bush ne sont pas étrangères à cette volonté de donner une chance à tout le monde, y compris ceux qui n'en méritent pas.

Je ne suis pas un très grand admirateur d'Obama, vous le savez. Mais même avec ce rapport, il considère le dossier clos, il n'a toujours pas fermé Guantanamo, et il a suivi l'opération qui a tué Ben Laden. On lui accordera ça, un devoir accompli.

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lundi 8 décembre 2014

Le 45e nord canadien ou... russe?

Twitter a ses forces et ses faiblesses. Une force qui est à la fois une faiblesse, c'est que tous peuvent passer un message qui a une chance de se rendre à des acteurs des événements, décideurs, journalistes... les blogueurs, et tout ce beau monde peuvent parler entre-eux au vu du public.

Je suis présent sur des forums et des blogs depuis 15 ans. Ayant oeuvré dans le milieu des médias, commenté les médias, été responsable d'une licence de diffusion du CRTC, dirigé une station de radio et créé quelques emplois dans le milieu, intervenu auprès du CRTC en  déposant un mémoire, avoir diffusé ma voix et mes idées tant sur AM, FM, radio satellite, internet, télévision hertzienne, câblée, je crois mériter mieux que le dévastateur qualificatif de "troll" lorsqu'en tant que blogueur je m'adresse à un autre blog sur une question qui touche tant la pratique du journalisme que la loyauté envers son pays et ses valeurs.

Si nous étions réducteurs, cela serait appellé un "tweetfight"... Mais c'était plus que ça: Il y avait énoncé, questionnement, arguments, relances... Malheureusement, comme trop souvent au Québec, on a beaucoup de difficulté à gérer la contrariété, énormément de difficulté à reconnaître un tort, ou ses limites.

Comme tout cela se déroule devant témoins, abonnés, le risque est grand pour qu'un intrus s'amène et fasse dérailler une discussion qui cherchait désespérément un point d'équilibre sur 140 minces caractères.

Point de départ: une complaisance envers le poutinisme en 2014 mérite une sévère réprobation publique. Je ne négocie pas cela. Avant de servir un geste de réprobation, je m'assure que ma cible n'a pas seulement erré de bonne foi... je la questionne.

Le monsieur donne dans les gros mots... En réalité, la personne "narcissique" est plutôt celle qui est incapable d'admettre le moindre tort et pose son jugement au-dessus de tout, sans analyse, sans vérification.

45e Nord est un "blog" qui se spécialise dans "l'information militaire" pour le Canada francophone. Son rôle est très utile, il peut apporter un aggloméré de toute l'information militaire dans le monde, au moment où ça chauffe à plusieurs niveaux, à plusieurs endroits.

Au début de leur blog, alors qu'ils n'avaient que très peu d'abonnés twitter, il m'arrivait de "retweeter" leurs publications. Le compte twitter de 45e Nord m'a même une fois remercié des retweets... De rien... quand l'info est pertinente, je la partage.

À la suite de cet entretien regrettable, je suis forcé de constater que les nombreuses fautes dans les articles publiés par 45e Nord ne font pas que traduire un manque de temps, une implication bénévole qui a ses limites (de bonnes excuses, parfois j'en suis coupable)... mais aussi un problème de rigueur, sinon d'honnêteté intellectuelle.

Parce que si on se présente comme étant "informatif", on s'entend que l'opinion serait accessoire, clairement définie à une section... pas dans un titre.

Il y a aussi le fait que l'opinion a ses limites, doit avoir un fondement, elle doit être défendable par des faits, reposer sur des constats raisonnables. En 2014, que la terre soit plate peut continuer d'être une "opinion", mais tout le monde qui a des connaissances qui dépassent celles d'un enfant en CPE saura que cela est une blague.

Je ne m'en cache pas, c'est clair: mon blog en est un de "point de vue". C'est une revue de presse commentée, c'est mon point de vue basé sur mes valeurs et mes connaissances que j'accumule chaque jour, avec une soif quasi-insatiable. L'information y est un outil pour l'opinion. Je campe à l'ouest libéral-conservateur-démocrate, pas pour les noms des partis, mais pour des VALEURS profondes.

Je suis plutôt conservateur, mais un conservateur occidental, le conservatisme du moyen orient me répugne. Celui de la Russie à la sauce nostalgique soviétique me consterne et me fait douter de l'être humain.

Pendant toute l'année 2014, j'ai commenté sur la crise devenue guerre, disons-le franchement, un bain de sang, en Ukraine. Près de 5000 morts en quelques mois dans une agression indigne d'une puissance au Conseil de sécurité des Nations Unies, agression qui fait reculer la diplomatie de 70 ans. J'ai dénoncé des positions prises chez nous, mais souvent inspirées d'un ultra-conservatisme français qui a des teintes de chemises brunes, ça sent Vichy. Avant à la solde du 3e Reich, maintenant sous les brigands mafieux russes.

Or, lorsque je vois un site "d'information militaire" pour le Canada francophone, qui reprend des éléments de la propagande poutiniste, cela m'interpelle. Le Canada est un pays démocratique, membre d'une alliance qui a une sorte de mandat de faire la police dans le monde, avec en tête, de favoriser la démocratie, les libertés individuelles, et de commerce.

Démocratie, libertés des individus, libertés de commerce... Trois piliers de nos sociétés occidentales complètement à l'opposé du modèle russe de Poutine.

Donc, voyant l'opportunité, j'interpelle les éditeurs de 45e Nord, afin de les questionner. En fait, c'était ma 2e tentative, parce qu'un autre titre il y a quelques semaines m'avait laissé perplexe, un texte du même auteur, un certain M. Godbout.

Je suis direct... et je n'ai pas l'intention de me faire berner. Le titre "L’Occident a mis son nez en Ukraine, la Russie pourrait bien remettre le sien en Afghanistan"... J'ai mis des guillemets parce que je le cite, mais dans leur présentation, il n'y a pas de guillemets pour dire qu'ils citent une version qui n'est pas la leur, interpretant des propos, une pensée, de quelqu'un d'autre.

Cela aurait pu être simplement un oubli. Deux petits guillemets dans le titre, tout change: c'est une citation.

Or... que l'Ukraine ait la porte ouverte pour une collaboration avec l'Union Européenne, pour une collaboration à l'OTAN, cela ne regarde pas les russes. S'ils considèrent l'Ukaine comme LEUR zone d'influence qui n'a pas le droit à l'autodétermination, c'est dans leur tête, et cela n'a aucune valeur au plan du droit international, c'est même contraire à tous les principes qui régissent la diplomatie mondiale depuis la fin de la 2e guerre mondiale.

Les principes du commerce mondial impliquent aussi que l'Ukraine a le droit d'acheter ses biens où elle veut selon les lois du marché, et que la Russie n'a pas le droit de faire chanter les nations en jouant sur les prix du gaz qu'elle exporte.

Comme à plusieurs reprises dans l'histoire où des brigands, des hors-la-loi, se sont emparés du pouvoir, un simple profit selon les lois du marché ne suffit pas. On connaît l'OPEP, le cartel des sheiks, il y a le régime russe qui impose des régimes autoritaires dans sa "zone d'influence" qui signent des ententes de complaisance selon les termes dictés par Moscou.

C'était un des problèmes de Ianukovitch, destitué par la révolte Maidan à Kiev... c'était une marionette, un escroc, un vendu à la solde des russes (d'ailleurs il a fui en Russie comme un vaurien), en plus d'être un pilleur de fonds publics ukrainiens.

Cela ne change rien aux thèses exprimées par monsieur Godbout de 45e Nord.

D'abord, on me répond que c'est une citation, un repotage de ce que dit et pense le Kremlin. Mais avec mon approche frondeuse, j'ai déstabilisé mon interlocuteur pour que jaillisse dans une colère le fond de sa pensée, 11 heures plus tard.

C'est mon interprétation: Je ne dis pas que c'est une vérité absolue... mais le gestionnaire de 45e Nord a eu la chance de répondre, et il l'a fait à sa façon... rien pour me rassurer.

Il apparaît clair que pour mon interlocuteur, l'Occident qui offre un partenariat économique à l'Ukraine, c'est "mettre son nez" dans les affaires des Russes. Poussons cette "logique": Qu'en est-il des affaires des ukrainiens? N'ont-ils pas le droit de choisir leurs représentants, leurs partenariats, n'ont-ils pas le droit d'avoir leur diplomatie, de signer des traités selon LEURS intérêts?


Bref historique...

Au cours de l'histoire, même au sein de l'Union Soviétique, l'Ukraine avait son siège à l'ONU, et en est même un membre fondateur. Déjà, il s'agit d'une reconnaissance internationale d'une indépendance qui dans les faits n'existe pas. L'Union Soviétique va profiter de cet imbroglio pour avoir un vote de plus à l'assemblée générale.

L'indépendance de l'Ukraine se doit être factice au profit de Moscou. C'était le cas avant la chute de l'URSS, cela le demeure après, lorsque Moscou contrôle les marionettes de Kiev comme Vladimir Ianoukovitch destitué dans la disgrâce au début de l'année, et lorsque Moscou corrompt et fabrique des oligarques locaux qui prennent un pourcentage sur les importations de gaz. Le peuple déjà pauvre se fait alors lessiver une fois de plus.

Avant 1945, les décisions de Staline allaient jusqu'à faire entourer les villages ukrainiens qui résistaient à la collectivisation des terres, saisir leur production, faire durer le siège pour que les villageois meurent de faim. La Russie aujourd'hui ne reconnaît toujours pas l'holodomor, le génocide par la faim. Pourquoi? Parce que la Russie dit qu'elle n'est pas l'héritière de l'Union Soviétique, que l'Union Soviétique n'existe plus comme entité. 

Mais pour rétablir sa zone d'influence, Moscou se réclâme l'héritière de l'Union Soviétique. Lorsqu'il est question de saisir des territoires en Géorgie, en Moldavie, en Ukraine, les bases militaires... La Russie se réclâme héritière de l'Union Soviétique.

Surtout, pour garder le siège au Conseil de sécurité... Là, la Russie se dit héritière de l'Union Soviétique.

Encore, voilà des incorrigibles menteurs, fumistes, imposteurs... ils réclâment les héritages, mais ne veulent pas payer les factures.

C'est comme pour le "séparatisme"... À l'intérieur de la fédération russe, il est sévèrement réprimé (près de 360 000 morts dans 2 guerres en Tchetchénie 1994 et 1999)... mais en Ukraine, il est directement encouragé par le Kremlin. Tout comme le séparatisme de Transnistrie (Moldavie), d'Abkhazie et d'Ossétie (Géorgie).

Ces doubles discours clownesques sont permis en grande partie par le corruption des idées à l'ouest, et la corruption financière, celle qui souhaite prendre une part du gâteau de l'argent sale russe, en plus d'une volonté diplomateuse bête de donner une impression de paix et de stabilité: on veut faire notre camp de scouts sans armes dans une forêt d'ours.

Que M. Godbout de 45e Nord soit incapable de reconnaître une erreur dans son titre est une chose, mais en attendant, je serai forcé de me désabonner de cet outil d'information, et chercher d'autres sources. En attendant une meilleure attitude de leur part, je suis contraint de penser qu'il s'y trouve un biais pro-Poutine, du moins, une énorme complaisance.



Si je me trompe, ils peuvent répondre, je leur laisserai la réplique. J'apprécierais encore plus un plaidoyer sincère en faveur des valeurs défendues, trop mollement à mon avis, par les puissances de l'OTAN. Enfin, j'espère toujours m'être trompé.



mercredi 3 décembre 2014

La "communauté" Facebook gérée par des idiots à Hyderabad en Inde

Depuis l'été dernier, la gestion de la "communauté Facebook" selon les "standards" établis par Facebook s'est complètement détraquée, interprétée par des zombies.

Des demeurés du tiers monde fanatique religieux se sont vus confier la gestion des opinions sur Facebook. C'est eux qui décident, sans appel.

Il apparait désormais risqué de publier quoi que ce soit de "sensible" sur la question de la prolifération de l'idéologie islamiste dans un monde qui est de plus en plus inquiétant sur la question de la liberté d'expression 13 ans après le 11 septembre 2001. Voici maintenant "l'état islamique" version 2.0 à l'oeuvre.

Voici l'image qui m'a servi d'entête à la page Facebook "Brouilleur d'Ondes" pendant 3 jours... Que pensez-vous de l'image a justifié le signalement et l'examen? La tête du calife? Gabriel Nadeau Dubois? La colère de Poutine? La feuille de pot sur le chandail de Justin? Toutes ces réponses?

Voici ce que j'avais sue l'écran de mon téléphone ce matin, aucune autre explication, aucune possibilité d'appel de cette décision ridicule.

La semaine dernière, le journaliste canadien Tarek Fatah a été "barré" deux ou trois fois pour la publication d'une image humoristique de Homer Simpson tenant la tête de son voisin "Flanders", affirmant à Marge qu'il s'est converti à l'islam.

Ce n'était pas politiquement correct... mais depuis quand que le politiquement correct doit s'élever en dictat?

Tout ce qui déplait à un islamiste devient possiblement sujet à la censure. Votre compte se retrouve en "punition" de publication pendant un temps donné, on le vandalise.

Tarek Fatah dénonce depuis qu'il connaît à répétition des problèmes avec ses publications, que Facebook ait confié la gestion de sa sécurité à des sympathisans islamistes dans le fief reconnu de Hyderabad en Inde, au beau milieu de bidonvilles. Lui est assez sur la ligne de front, dénonçant continuellement les violences islamistes dans son pays d'origine le Pakistan, l'ancienne partie de l'Inde qui n'a pas voulu demeurer avec le reste parce qu'un dieu est "meilleur" que les autres, et que le "vivre ensemble" est toujours difficile avec les religions plus exhaltées.



Tarek Fatah a été suspendu à plusieurs reprises dans la même semaine (27 au 31 novembre2014) pour avoir partagé cette image humoristique (vous saviez pas, rire est un péché... imaginez, rire des croyances des idiots).
Voilà une dérive évidente de la mondialisation à la recherche de main d'oeuvre à rabais qui n'a pas été à l'école de la liberté et du discernement. Nous perdons le contrôle de nos publications parce que pour sauver quelques sous, c'est géré par des arrièrés.

Et pourtant, le créateur de Facebook... n'est-il pas juif?

Cela s'inscrit dans une suite où des gens ont été menacés de mort, des ambassades ont été incendiées suite à la publications de caricatures visant Mahomet et l'islam en 2005. Les islamistes du monde ont décrété que les occidentaux n'aveient plus droit à leur liberté de caricaturer certains personnages, d'évoquer certaines réalités... Certains ont reculé poliment, voulant respecter les volontés de la dictature du respect des croyances (jusqu'aux plus insolites), d'autres se sont opposés.

Nous sommes forcés de reconnaître que 9 ans plus tard, nous avons reculé davantage. La censure s'adresse maintenant pas seulement aux revues satiriques européennes, aux quotidiens... mais à tout le monde sur les médias sociaux, partout dans le monde.

Une autre technique d'intimidation des censeurs, pour des commentaires émis dans des fils de discussion, est de faire "sauter" les comptes de ceux qui parlent trop. Ils "signalent" les auteurs aux amis d'Hyderabad, et quelqu'un là-bas clique sur quelque chose, l'option "ce n'est pas un vrai compte, veuillez confirmer votre identité en nous faisant parvenir une confirmation, soit une photographie de vos cartes d'identités".

Franchement, avez-vous l'intention de vous soumettre à ça? Envoyer votre identité, copie de carte avec photo, copie de PASSEPORT numérisée, à un imbécile d'un pays pourri, à une époque où le vol d'identité fait des ravages, et la fraude internationale par le crime organisé posent des problèmes difficiles à résoudre? JAMAIS!

En fait... le monde 2.0 serait meilleur si les pays douteux étaient tout simplement débranchés.

Si le fil était coupé à la Côte d'Ivoire, le Nigeria, le Pakistan, la Russie... Faute de justement, de RESPECTER DE VÉRITABLES STANDARDS à la hauteur de ce que peuvent s'attendre les sociétés modernes de droit, PAS d'abaisser le monde à leur bas niveau sociétal.

Tu ne fais pas arrêter ceux qui extorquent en faisant chanter sur internet des idiots qui se masturbent devant leur webcam? Tu n'enquête pas sur le groupe criminel qui fait du hameçonnage, ou ceux qui font miroiter un héritage d'un prince, ou encore, une belle jeune femme exotique prête à être mariée? On vous coupe l'internet! Vous serez rebranchés lorsque vous aurez atteint un certain niveau de développement!

Dans ce combat contre les puissances obscures représentant un déclin des libertés civiles, vous pensiez que vous pouviez compter sur l'aide des pirates héros anonymes du web "Anonymous"? ERREUR! Ils font partie du problème... Lorsque vous émettez des propos anti-carrés rouges, ou contre le traître Edward Snowden, et même des caricatures du genre que celles que Tarek Fatah a publié, ceux qui se prétendent "Anonymous" sont les rouages mêmes du système de dénonciation.

La police de la rectitude.

Ils prétendent combattre pour les libertés du web, mais sont des alliés des censeurs d'Hyderabad.

Ça va très mal! Facebook doit absolument revoir son "staff" à Hyderabad et confier la sécurité et la gestion des abus à des personnes FIABLES, qui ont un jugement au standard occidental.

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lundi 10 novembre 2014

Merci monsieur Gorbatchev pour ce que vous n'avez pas fait...


Merci M. Gorbatchev de ne pas avoir permis de tirer sur tous ces gens... 
Un grand merci de ne pas avoir été un criminel contre l'humanité... Pour ne pas avoir été ce tueur de masse que plusieurs auraient souhaité, on vous a remis le prix Nobel de la paix en 1990, même si 4 ans après votre arrivée au pouvoir, les citoyens des pays de l'Europe de l'est étaient toujours prisonniers chez eux...

Vous aurez compris mon ton ironique...

Qui ne célebre pas aujourd'hui cet événement?

L'ex-KGBiste auto-couronné tsar de Russie, l'empereur de la république de Donetsk, empereur de Crimée, Vladimir Poutine.

Vladimir Poutine a déjà dit que selon lui, la pire catastrophe géopolitique du XXe siècle, c'était la chute de l'URSS, chute déjà amorcée au moment où le mur tombait à Berlin.

Une "catastrophe géopolitique"... Pas les deux guerres mondiales et leurs dizaines de millons de morts, NON...: La chute d'une dictature, chute que n'importe quel humain respectable salue.

Aujourd'hui, 25 ans plus tard... Poutine joue à la guerre froide, s'amuse à la chauffer en Ukraine.

Pour apprendre ce que c'est une "catastrophe géopolitique", regardons son régime impérial... et préparons-nous à voir l'histoire se répéter.

La tache de Gorbatchev

Pour Gorbatchev, que l'on ne cesse pas de remercier pour ne pas avoir permis un bain de sang à Berlin, la nouvelle "guerre froide" est de la faute à l'Ouest, à l'OTAN.

Sur Poutine, voilà ce qu'il disait avant de quitter pour se rendre à Berlin en fin de semaine dernière:

Je suis absolument convaincu que Poutine défend aujourd'hui mieux que quiconque les intérêts de la Russie. Il y a bien sûr dans sa politique de quoi attirer les critiques. Mais je ne souhaite pas le faire et je ne veux pas que quelqu'un d'autre le fasse...

Voilà un grand démocrate, n'est-ce pas?

Monsieur Gorbatchev n'a donc pas appris lui aussi des erreurs du passé. Par ce genre de déclarations, et par ce "lobbying" qui promettait de faire auprès de Madame Merkel au service de Poutine, il aura participé à deux défaites du "jeu" de la guerre froide.

Ce que l'on ne dit plus dans les récits de cette histoire... c'est qu'un mois avant la chute du mur, Mikhail Gorbatchev, le 7 octobre 1989, était présent aux côtés de la crapule Erich Honecker, dirigeant de l'Allemagne de l'Est. On célébrait alors les 40 ans de l'Allemagne de l'Est.

Gorbatchev présent aux côtés de Erich Honecker, un mois avant la chute du mur

Voici sur vidéo, on le voit à 10 minutes 8 secondes du début... Vous avez à la même tribune d'honneur le despote Nicolae Ceauceșcu qui à ce moment, a moins de 80 jours à vivre... mais il ne le sait pas.



Vous voyez que dans l'Est communiste, on a toujours de grandes célébrations solonelles au quart de tour, et que même lors d'anniversaires, on sort sa plus belle tête d'enterrement. Les tanks et les missiles au lieu de feux d'artifice et de ballons.

Une dernière "photo de famille"... dans cette mise en scène affreuse, sous un ciel gris, devant des immeubles laids, avec des armes lourdes, et des voitures protocolaires (marque ZIL inspirée d'une Packard de 1955) qui ressemblent plus à 1959 qu'à 1989.

Erich Honecker promettait que le mur pouvait rester 50, ou 100 ans de plus, tant que les raisons pourquoi on l'a érigé demeureront, c'était au printemps de 1989.

En 1991, Honecker se rend à l'ambassade du Chili à Moscou, d'où il a tenté de fuir vers le Chili, où sa veuve demeure toujours. Contrairement à sa femme qui a réussi à se rendre au Chili, il est rapatrié en Allemagne pour être jugé en 1992, officiellement accusé pour la responsabilité dans la mort de 68 personnes qui ont tenté de fuir son régime. Il sera relâché pendant les procédures pour "raisons humanitaires" (humanité qu'il n'a pas accordé à ses victimes), parce qu'il est alors en phase terminale d'un cancer du foie. En 1994 il meurt à Santiago, et ses funérailles sont prises en charge par le parti communiste du Chili. Fait à noter, les co-accusés de Honecker prendront en 1993 de 4 à 7 ans de prison pour leur responsabilité dans ces crimes contre l'humanité que sont d'ordonner de tirer dans le dos de civils qui fuient.

Dans le pacte de Varsovie, Honecker était de la vieille garde, réticente aux réformes. Gorbatchev était un réformiste qui voulait sauver une dictature en la ramollissant. 

Morale de l'histoire? Le destin d'une dictature c'est de chuter : le destin d'une dictature molle est de chuter mollement. Et aussi, mieux vaut s'informer davantage que par les grands titres où l'on fabrique des mythes. Le prix Nobel de la paix a une valeur variable d'une année à l'autre.


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samedi 1 novembre 2014

Du front commun tout le tour de la tête

C'est vendredi, l'Halloween... une maman a la permission de quitter le travail plus tôt pour s'occupper de son enfant qui fait de la fievre, en "congé de garderie". 14h30, elle prend l'autobus du RTC... Il est rempli de "fronts communs" et de "on a rien volé" qui demandent 4,5% d'augmentations et de "rattrapages" les trois prochaines années.

Rattrapage... il y a toujours quelque chose à rattrapper sur les salaires pour un syndicat de fonction publique... mais pas de rattrappage sur la liste d'attente, pas sur le nombre de bains donnés par semaine aux vieux dans les CHSLD. La convention a "conventionné" tout ça.

Dans cet autobus... tout ce beau monde n'a "rien volé"... mais il est 14h30, et eux, ont fini leur semaine, à leur heure "normale" de l'est.

Il y avait le 9 à 5... voici maintenant le 9 à 2 du vendredi, dans le réseau.

Le complexe G se vide alors, sans complexes. Surtout qu'en transport en commun, on lave notre âme de méchants pollueurs. On se donne du crédit carbone...

Ils n'ont rien volé du tout... pour une taxe santé, faut être solidaire, on prodigue le "panier de services" québécois, la pause café est équitable. Nous sommes le modèle que tout le monde admire après tout...

La maman qui a eu sa permission de quitter plus tôt, soit plus de 2 heures plus tôt, ne connaît pas les semaines de 35 heures de la fonction publique. Elle travaille au privé là où 35 heures, c'est une blague. Dans cet autobus bondé contre l'austérité, c'est elle qui s'est levée pour laisser sa place à la vieille dame frèle qui semblait souffrir d'un parkinson: elle aurait sans doute eu des problèmes d'équilibre lors du prochain arrêt du bus.

Ils n'ont rien volé du tout... mais aucun d'eux, situés plus près de la vieille dame, n'a offert sa place.

Cette fois c'est une vieille dame... mais lorsque c'est une femme très enceinte dans l'autobus, pas plus un maudit carré rouge, pas le moindre front commun, pas d'assisté assisté social, pour se lever le postérieur, s'appuyer sur ses jambes. Comme si le gros bon sens ne pouvait jamais se substituer à la règle du premier arrivé, premier servi... La sacro-sainte ancienneté syndicale qui domine même dans le transport en commun, malgré les affichages suggérant l'utilisation de son cerveau.



J'imagine que c'est ça la solidarité. Tout leur est du... comme une caste élue. Donc, 4,5%... c'est la moindre des choses. On peut tout négocier ça... négocier combien on est précieux plus que les autres, jusqu'à sa mort, et après. On promet le combat pour l'appauvrissement des générations futures, l'enrichissement des privillégiés d'aujourd'hui... Ce sera une lutte épique, à coups d'effigies géantes en papier mâché.

Épouser des causes sur Facebook, c'est une chose. Faire concrètement un don c'est une autre. Faire preuve de civisme dans l'autobus, c'est pas donné à tous les mariés à une cause équitable et solidaire, ceux qui sauvent le Québec chaque jour parce qu'ils existent comme partie intégrante du modèle, même en congé.

Ils n'ont rien volé ces employés masculins qui ont reçu un chèque "d'équité salariale", c'était une autre forme de "rattrapage"... fait sur mesure pour la fonction publique (lien partial du Devoir qui fait croire que seules des femmes ont reçu un chèque). Deux milliards à payer par nos enfants, parce que directement mis sur la dette. Deux milliards qui ont payé des spas, des voyages dans le sud, un chalet. Rien de trop beau...

Connaissez-vous une commis de dépanneur qui fait des chiffres de 10 heures debout au salaire minimum qui a reçu rétroactivement de l'équité salariale?

Ils n'ont rien volé, et leur solidarité c'est de faire les poches au Québec jusqu'au dernier cent, parce qu'après le dernier, cent, il y en a d'autres dollars... Ceux que l'on obtiendra par hausses de tarifs, hausses d'impôts, et baisses de services. Pour sauver le monde, faut un peu faire comme Robin des bois: extorquer les "riches" travailleurs du privé, ces familles à 60 000 $ et plus... pour se servir d'abord, et ensuite "redistribuer la richesse" selon les volontés de la centrale syndicale.

Dans le modèle... faut être un numéro prioritaire, un VIP.

Le front commun c'est solidaire... il ne vole rien, mais il prend juste toute la place... il laisse tomber les pauvres vieilles dames, il laisse le bénéficiaire dans sa saleté.


Ce 4,5% de rattrapage, pour le front commun qui ne manque pas de front... alors que ceux qui paient ont 1,5% à 2%, lorsque ce n'est pas tout simplement rien... Tout part en hausses de taxes et de tarifs. Hydro, la garderie quand t'as une place, marché du carbone de merde. L'État québécois donne des services toujours plus médiocres, à moins de gens, qui attendent plus longtemps, en faisant payer toujours plus.

ILS VOUS DIRONT QU'ILS PAIENT EUX-AUSSI DES TAXES ET IMPÔTS... Comme si c'était si difficile pour celui qui a la sécurité d'emploi et le fond de pension à prestations déterminées... et 4,5% par année, sinon... on bloque tout. Question: On vous donne 3 millions $... accepteriez-vous en échange de payer 1,5 millions $ en taxes ou en impôts?

C'est ça la "libre négo" : L'électeur-contribuable n'a pas son mot à dire sur le montant qu'il se fera extorquer. Bloquons Charest, bloquons Couillard... bloquons les élections tant qu'à y être? Même lorsque le fédéral lancera une bouée au contribuable québécois, un peu d'oxygène, ce sera saisi, comme pour les baisses de la TPS.

Pour les autres, c'est la retraite sur la régie des rentes à 67 ans... peut-être bientôt à 70... alors que les fronts de boeufs en commun parlent encore de semaine de 4 jours, et sont promis à une "Liberté 55"...

Il n'ont pas fait de bébés pour devenir des payeurs de taxes, donc... on fera rentrer des médecins pour faire le taxi, et du cheap labour du Guatemala pour ramasser les fraises.

Rien volé... sauf que le complexe G de Québec, avec ses 32 étages de fonctionnaires, a son propre CPE. Vous autres qui travaillez au privé au centre ville tout près... essayez d'avoir une place à cette garderie subventionnée à 7$... (inscription liste d'attente pour la région au complet... on ne vous rappelle jamais). On a une solution pour vous: Au privé à 50$ par jour. Rien volé, mais pas de place pour toi "dans le réseau", dans cette "réseaucratie". Après le généreux crédit d'impôt, ça reviendra trois fois plus cher faire garder ton futur contribuable, comparé au "front commun" qui pratique la vraie conciliation travail-famille dès 15 heures à la maison le vendredi.

Ils n'ont rien volé... Mais ils ne laissent rien, même pas la place dans l'autobus à cette vieille dame.

C'est ce qu'on appelle le "rapport de force"...

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dimanche 12 octobre 2014

Les deux faces du kopeck


Le rouble a perdu 7% dans le dernier mois, malgré un cessez-le-feu en Ukraine qui a fait plus de 400 morts. La monnaie de singes a perdu 15% depuis juillet. Qui donc est assez déraisonnable aujourd'hui au point d'investir en Russie?

Le 27 Juin dernier, la Moldavie signe un accord de libre-échange avec l'Union Européenne... En réponse, la Russie poutiniste, pays mafieux sans lois, qui n'accepte pas que des pays de l'ex-URSS prennent des décisions sans sa permission, engage un embargo sur les fruits et légumes moldaves.

Où se trouve la légitimité de cette décision? C'est comme de l'air sur la Lune... il n'y en a pas, zéro, nada.

Sommet dans l'abysse

En fin de semaine il y a le premier Grand Prix de Formule un en Russie dans la ville fantôme de Sotchi, et... a lieu à Minsk le Sommet de la CEI, une chimère maintenue en vie artificiellement par la Russie et des pays de l'ex-URSS qui acceptent bien d'y participer.

L'Ukraine boycotte l'événement pour des raisons que l'on comprend, des milliers de soldats russes mènent des opérations de guerre sur son territoire. Les rebelles sont en fait des mercenaires payés et armés par la Russie... tout cela parce que l'Ukraine a décidé de foutre à la porte la marionette de Poutine au début de l'année.

Où est-il rendu ce valeureux Viktor?

Au sommet de la CEI, les pays baltes n'y sont pas... eux-aussi emmerdent Poutine et sa bande de criminels contre l'humanité.

Il y a le moustachu président biélorusse Loukachenko qui n'est pas un tendre, pas du tout un exemple en termes des droits de l'homme, et hôte de la rencontre, dit tout haut que si la Russie veut modifier les frontières en fonction de ses réclamations historiques, on pourrait aussi tant qu'à y être, redonner la Russie aux hordes mongoles... BANG! Une telle giffle sur sa face de plâtre kbgiste la fera passer du rouge au violet en passant par le bleu et le vert sous son fond de teint!

Ensuite, le président Moldave Timofti en vient presqu'aux coups avec "liliputin" Vladimir Putler en disant que la Russie n'avait émis aucune justification pour expliquer l'embargo contre son pays.

Comment ce fiasco est couvert en Russie?

La voix de la Russie titre que les membres de la CEI blâment le président ukrainien Porochenko et en viennent à une "nouvelle alliance". Bref, pas de fiasco... pas "d'incident", tout va bien. Si on en parle pas, c'est que cela n'est pas arrivé. Comme au bon vieux temps!

En Moldavie, on parle d'un "incident" entre le président Timofti et Poutine, alors que le président kirghize inquiété a alerté l'hôte Loukachenko pour qu'il intervienne avant que la situation ne se calme d'elle même.

En Occident... on ne parle pas du sommet de la CEI. La diplomatie molle se justifie par les bons sentiments et l'ignorance. C'est ce qui permet à des politiciens du type de Justin Trudeau d'être crédibles auprès d'une part de l'électorat.

Avec une présence russe sur son territoire dans la zone séparatiste transnistrienne, les moldaves peuvent avoir peur, parce que la dernière fois qu'un président d'un pays de l'ex Union Soviétique a insulté "l'homme de paix" Vladimir Poutine, c'était Mikheil Saakachvili qui a dit que Poutine était petit comme un "lilipoutine".

Son pays la Géorgie a ensuite subi une invasion en 2008 pendant les jeux de Pékin, en pleine année électorale aux États-Unis, sous prétexte que l'armée géorgienne avait attaqué des rebelles dans une région séparatiste de Géorgie, là où Moscou distribue des passeports de complaisance dans des boîtes de céréales, l'Ossétie du sud.

Ce même passeport que le "collabo" Gérard Depardieu a dans la poche intérieure de son veston, sous quatorze flacons de vodka poutinienne. Si Gégé voulait fuir la fiscalité française, il se fera taxer par la chute de la valeur de ses kopecks... il aurait mieux fait d'aller en Belgique, mais la bière ce n'est pas assez fort en alcool pour lui.

C'est à se demander si lorsque Gérard mourra heureux en Russie, tellement imbibé d'alcool, pourra être exposé à côté de Lénine sans travaux d'embaumement...

Memorial...

Ce n'était pas tout la semaine dernière: Memorial, une ONG russe des droits de l'homme qui existe depuis 1988, a confirmé à son tour la présence de soldats russes en Ukraine le 2 octobre dernier, se voit une semaine plus tard, déclarée ennemie de l'intétrieur, "agent de l'étranger".

La Russie ne mérite pas de respect tant que ce fou chef de mafia, gangster international siègeant sur le conseil de sécurité de l'ONU dirigera ce pays. Isoler la Russie ne sera pas suffisant... faudra humilier ce nabot complexé.

Pis tiens, j'y pense... Poutine aimerait certainement que Justin Trudeau soit élu... j'imagine déjà des photos de la poignée de main molle fin-2015 entre Justin et Vlad, et tout l'Arctique à Vlad.

Prévoyez ces choses: La Russie s'intéresse à tous les mouvements séparatistes en Occident et la Russie va s'intéresser aux élections au Canada en 2015.


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vendredi 19 septembre 2014

L'Écosse dans la dignité

Le Québec aurait grandement à s'inspirer de l'Écosse, mais pas nécessairement pour les raisons que nos clowns folkloriques du Parti québécois ont soutenu dans leur pélerinage ridicule au pays des hommes en juppe carottée jouant de la cornemuse.

Oui, j'ai bien aimé Braveheart... mais depuis l'histoire de William Wallace, il y a une union qui dure depuis 307 ans entre l'Angleterre et l'Écosse. Je dis ça parce que peut-être que Wallace s'est "reviré dans sa tombe" il y a 307 ans... mais pour le 18 septembre 2014, je crois bien qu'il repose en paix.

L'Écosse est déjà connue et reconnue, l'Écosse est prospère et déjà fière.

L'Écosse a connu un de ces débats qui laissent des marques, dans la société aujourd'hui, dans les familles, et dans l'histoire... mais il a accompli la tâche avec dignité et honneur. Là où le Québec a carrément échoué en 1995.

L'Écosse a rejetté l'indépendance à 55,42% avec une question claire. Le Québec a tenu deux référendums, les deux fois avec des questions vagues, frôlant l'hypocrisie, malgré que l'électorat avait plutôt compris "l'astuce".

Le premier ministre Salmond dit accepter le résultat et qu'il travaillera avec...

Jacques Parizeau a blâmé les autres, avec un verre, ou quatre, de trop dans le nez.


En passant... Rappelons-nous toujours que la belle mère de l'Élysette était carrément en train de perdre le référendum en septembre 1995 lorsque Lucien Bouchard a pris les devants pour "sauver les meubles".

David Cameron de son côté dit que la question est "réglée pour une génération", et affirme qu'il a été "juste" de faire ce débat... Tout le contraire des tenants du fédéralisme du fédéralisme du Parti Libéral du Canada.

Trudeau, Chrétien, des promesses grossièrement non-tenues. Cameron aura plus d'honneur que ça.

J'en retiens que la démocratie Écossaise et Britannique est en meilleure santé que la notre. Le débat a été relevé et bien plus honnête que ce que l'on a pu connaître au Québec et au Canada, de la part des deux parties.

Bien sûr, que ce soit notre tradition démocratique au Québec, ou cette démonstration civilisée effectuée par l'Écosse cette semaine, cela n'a rien à voir avec la parodie russe des référendums de Putler pour la Crimée, la Transnistrie, l'Abkhazie, ou n'importe quel lopin de terre arraché par les russes au plus grand mépris du droit international, des insultes à l'intelligence et à notre civilisation.

Le Québec a bel et bien à apprendre de l'Écosse...mais ne comptez pas sur nos clowns folkloriques déconnectés du Parti québécois, Martine Ouellet en tête, pour revenir d'Édimbourg avec l'idée d'exploiter les richesses pétrolières de Old Harry, Anticosti et de Gaspé.

Les mauvaises raisons de séparer l'Écosse et le Québec

Tant les nationalistes québécois qu'écossais mettent l'accent sur un supposé "pacifisme" que l'on reconnaîtrait dans ces peuples, disons un pacifisme "de sang"... Au Québec, moi j'y reconnais plus la désertion et le repli sur soi, une constante depuis la 2e guerre mondiale.

Les nationalistes écossais et québécois veulent un "état providence", c'est le discours du "solidaire", qui veut se soustraire à un pouvoir "conservateur" qui veut "détruire les programmes sociaux". Au moins les écossais paient leurs propres services sociaux... au Québec, c'est la péréquation qui paie.

Mais pourquoi des québécois séparés du Canada, des écossais séparés du Royaume Uni n'auraient plus jamais le choix de se tourner vers le conservatisme? Indépendants, il ne seraient plus vraiment démocratiques? Ils pensent que l'austérité deviendrait facultative, et heureusement impossible?

Une des craintes majeures des fédéralistes pragmatiques du Québec, à défaut d'un attachement plus profond pour le Canada, c'est la crainte de rester seuls, enfermés avec ces solidaires carrés rouges fous, c'est la peur de se faire piller par des révolutionnaires éduqués à "l'université de la banane". Pas besoin d'une "campagne de peur" pour avoir peur...

Certains ténors souverainistes québécois ont soulevé des doutes sur leurs convictions démocratiques. Le doute suffit pour amener le rejet de l'option, rendu à l'urne.

Indépendants dans le "concert des nations"

À connaître les plus fervents indépendantistes québécois, on se retrouve avec un discours articulé autour de l'anglophobie, l'anti-occidentalisme, de l'anti-américanisme, un protectionnisme économique et culturel, un fond antisémite, et un conspirationnisme qui éclabousse tous les dossiers politiques: tout est décidé contre "nous".

Le Canada et le Royaume Uni sont des puissances du G7, des alliés de l'OTAN. Tant un affaiblissement de ces deux joueurs importants, en meilleure santé économique que la France et l'Italie par exemple, affaiblirait l'occident entier dans une période trouble. Affaiblis devant le bouillonnement islamiste... affaiblis devant les dictatures en émergence comme la Russie néo-impériale, ou les théocrates iraniens.

J'enlève la logique économique de dire "oui" ou "non": Le Québec n'a plus les moyens, l'Écosse pourrait avoir les moyens. Il y a l'aspect macro-politique, il y a plus grand que le "nous", car l'isolement n'est pas souhaitable ni viable.

À quoi servirait un Québec et une Écosse "pacifistes" rejettant l'OTAN, dans ce "concert des nations" qu'est le monde du 21e siècle? Deux petits pays avec un rôle, un poids marginal, qui enlèvent du poids à deux membres importants d'organisations véritablement vouées à la stabilité mondiale, le G7 et l'OTAN.

Voilà ce sur quoi aujourd'hui porte ma réflexion dans ces débats identitaires qui sont bien sûr légitimes... mais plutôt en décalage avec notre époque.

C'est sur l'identité de l'Occident, nos valeurs communes, qu'il faut travailler.

Le Royaume Uni, comme le Canada, et d'autres pays occidentaux comme la France et l'Allemagne, font face à un problème grandissant qui menace de loin, mais aussi de l'intérieur: l'islamisme. L'échec des politiques naïves multiculturalistes ne doit pas devenir un motif pour se morceler, s'isoler... Il faut plutôt défendre l'Occident dans son ensemble avec plus de fermeté. La frontière doit s'établir entre notre monde civilisé et l'espace laissé au contrôle des barbares amateurs de ceintures de bombes qui coupent des têtes.

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